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Quels sont les buts du gouvernement ?

Les décisions prises actuellement dans le domaine des biocarburants instaurent des filières au rendement énergétique faible au détriment d'une filière HVB / HVP qui présente beaucoup plus d'avantages du point de vue de l'intérêt général.

Cela signifie clairement que le choix actuel du gouvernement a été fait soit de façon trop légère (ce qui serait impardonnable !) soit de façon à satisfaire d'autres intérêts que l'intérêt général : il s'agira alors d'intérêts particuliers.

Les cultivateurs de maïs et de betterave se montreront probablement assez satisfaits de ces choix, mais nous avons d'excellentes raisons de souhaiter qu'il se cultive moins de maïs et de betterave (culture assez délicate qui nécessite de nombreux intrants).

Moins de maïs

Le maïs est une des principales cultures irriguées qui épuise nos nappes phréatiques, et nous avons vu une année 2005 pour laquelle un fort déficit hydrique a touché une très large portion du territoire.

Il serait sage de réduire notablement les surfaces consacrées au maïs tant que l'ensemble des nappes phréatiques ne seront pas largement reconstituées.

Bien au contraire le gouvernement donne un signal vers une augmentation des surfaces dévolues au maïs puisque ce sera une des base des biocarburants : c'est donc un accroissement des besoins en eau pour les années à venir.

Or les prévisions météorologiques à long terme étant ce qu'elles sont nous ignorons si le climat devient ou non plus sec, et si nous devrons donc affronter plus souvent des années de déficit hydrique comme 2005.

Si cela devait se produire le filière des biocarburants à base de maïs serait en mauvaise posture, tandis que certains oléagineux pourront rester productifs.

La préservation de nos nappes phréatiques exigerait au contraire qu'une législation puisse interdire la culture (semis) du maïs dans un secteur donné si le niveau des nappes est inférieur à leur niveau moyen, ceci dans la perspective que deux années sèches comme 2005 puissent survenir consécutivement : que nous ayons de bonnes chances d'avoir des réserves suffisantes à la plupart de nos activités pour 2 ans avec de faibles précipitations.

Joyeux pétroliers !

Ravie, l'industrie pétrolière !

Non contente d'accumuler des records de bénéfices elle reçoit du gouvernement un nouveau débouché sur lequel son monopole sera total.

C'est peut-être, dans l'esprit du gouvernement, un aspect du "deal" : baissez aujourd'hui vos prix et, demain, vous aurez l'entière main mise sur les biocarburants.

En effet la production d'éthanol ou de diester se fera dans des usines fort comparables à des raffineries, que l'on considère les techniques mises en oeuvre ou le montant des financements nécessaires à leur construction.

Pourquoi tant de dépenses et tant de gaspillage d'énergie (car l'acier, le béton... qui serviront à construite ces usines c'est d'abord une dépense en énergies fossiles et en matières premières) sinon pour perpétuer le monopole des compagnies pétrolières sur les carburants ?

En fait l'essentiel de "la manne" ira sur le "matelas d'or" des actionnaires de ces compagnies.

Cette orientation vers ce type de biocarburants privera un certain nombre de nos concitoyens de l'opportunité de créer une petite entreprise de fabrication - distribution de carburants HVB / HVP, et la corporation des garagistes de l'occasion de modifier les véhicules pour lesquels ce sera nécessaire afin qu'ils puissent fonctionner à l'huile pure.

Une corporation qui risque, elle aussi, de se trouver en mauvaise posture si le prix du pétrole grimpe trop haut...

Mais tout cela compte-t-il vraiment dans le contexte de plein emploi que nous connaissons...

Sauvegarder la TIPP ?

La TIPP est une grosse source de revenus pour l'état, un état qui doit pouvoir envisager son tarissement partiel car lorsque le carburant atteindra un certain prix ce mouvement qui pousse certains de nos concitoyens à minimiser l'utilisation de l'automobile s'emballera : il est déjà amorcé.

Deux courbes inverses se rencontreront : celle de l'augmentation des recettes de l'état imputable à l'augmentation du prix du baril, et la courbe décroissante de la consommation en carburants, car les biocarburants ne combleront jamais tous nos besoins.

Alors les recette de l'état provenant de la TIPP s'amenuiseront.

Cela se produira probablement bien avant que le baril de pétrole coûte 380 US$ : il faut que notre ministre des finances, qui semble croire à un pétrole durablement cher, n'oublie pas ce point de détail....

Cela tombe à point, au moment où l'on réduit le montant de l'impôt pour les plus aisés...

Avec quels moyens l'état, déjà largement endetté, affronterait-il des situations bien plus difficiles que celles que nous connaissons aujourd'hui ?

Quels moyens pour la solidarité nationale ?

Notons au passage que si l'état autorisait les HVB / HVP et la création de structures locales de production / distribution il lui serait de toutes façons possible de collecter la TIPP sur ces huiles.

Comment y assujettira-t-il les véhicules électriques ?

Réseau Freemen OGM et citoyens Catastrophisme lucide

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