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Biocarburants : lesquels ?

L'Union Européenne impose aux états membres l'adjonction de biocarburants aux carburants d'origine pétrolière, et l'accroissement du prix du pétrole, en 2005 notamment, a poussé certains états à la décision soit de se conformer un peu mieux à la législation européenne soit à annoncer une incorporation au delà des taux de biocarburant préconisés, dans les spécialités servies à la pompe.

Le terme de "biocarburants" recouvre diverses réalités qui représentent autant de filières possibles, chaque filière a un bilan énergétique qui lui est propre et implique des acteurs qui lui sont particuliers.

Chaque filière aura également des impacts sociaux (emplois par exemple) et environnementaux (type d'agriculture, volumes et distance de transport des matières premières et finies...) qui modèleront le paysage physique du territoire, mais aussi son profil biologique, chimique... et entraîneront certaines modifications de nos sociétés.

Ces questions pourraient entrer dans le cadre des réflexions de l'Union Européenne sur "l'éco-efficacité".

Pétrole : où en sommes-nous ?

La situation pétrolière mondiale présente de grandes opacités : si certains spécialistes affirment que les grandes compagnies pétrolières ont une tendance à surestimer systématiquement leurs réserves afin d'obtenir une meilleure valeur boursière, certains économistes pensent qu'un certain nombre de réserves annoncées sont systématiquement sous-évaluées, notamment pour qu'on ne puisse accuser les compagnies - et les poursuivre pour ce motif - d'avoir surévalué ces réserves.

Des réserves qui ne sont que des évaluations du contenu des gisements (même lorsqu'il s'agit de "réserves prouvées") et ne sont donc que des hypothèses.

On nous annonce un jour "qu'il nous reste une quarantaine d'années" de pétrole, et le lendemain que le "Peak Oil" est peut-être passé, ce moment pour lequel nous consommerons plus de pétrole que nous ne découvrirons de gisements capables de remplacer les volumes extraits...

Il y a donc une grande incertitude sur les réserves de pétrole disponibles "à des coûts d'extraction acceptables" et cette incertitude se reporte sur l'évolution des prix de cette matière première indispensable à la vie de nos sociétés actuelles, dans tous ses aspects.

Notre dépendance au pétrole est à peu près totale dans à peu près tous les domaines, et de très sérieux analystes envisagent que son prix pourrait atteindre 380 US$ le baril en 2015, dans une courbe de croissance assez régulière débutée en 2005.

De plus en plus difficile ?

S'il en était ainsi ces 10 prochaines années seraient un véritable "parcours du combattant" pour l'ensemble des sociétés du monde, avec toutes les incertitudes imaginables sur la "stabilité du monde", la stabilité d'un monde déjà bien instable.

Outre des prévisions de nette hausse de la croissance de la demande mondiale comptons également avec des événements climatiques comme les cyclones qui ont récemment touché les USA : même le président Bush parvient à comprendre que le temps du pétrole facile et bon marché ne durera plus...

Certains analystes semblent penser que le prix de ce pétrole pourrait, en 2006 et plutôt vers la fin de l'année, décroître pour revenir voisiner les 40 US$ le baril : un moment de répit que l'on doit néanmoins considérer sous un autre aspect.

 


 
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