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De grands chantiers pour améliorer notre efficacité énergétique

Que pourraient être ces chantiers ?

Ils devraient, puisque c'est le coeur du sujet, affecter tous les postes pour lesquels il est possible d'influencer notre consommation d'énergie : le domaine ne manque pas d'envergure !

Un chantier important serait une véritable et très officielle "chasse au gaspi" (pour reprendre une expression née d'un choc pétrolier passé) à mener dans tous les secteurs d'activité.

Nous avons vu tout le travail à faire en matière de traitement des effluents, de collecte et traitement des déchets.

Une réforme en profondeur de l'agriculture serait très salutaire et représenterait un travail important.

Ajoutons à cela un meilleur développement des transports en commun, le ferroutage...

Habitat et bâti en général

Donner une impulsion forte au solaire thermique, à l'isolation des bâtiments et à la construction bioclimatique.

Une part importante de notre consommation de combustibles fossiles est consacrée au chauffage des locaux et de l'eau sanitaire, avec des émissions de gaz à effet de serre en conséquence.

Il faudrait donc isoler en privilégiant les formules capables de renforcer l'inertie thermique des bâtiments (isolation par l'extérieur) ce qui aurait également un impact important sur la protection contre les fortes chaleurs.

Il faudrait aussi imposer des méthodes de construction tenant compte de ce renforcement de l'inertie thermique et limitant autant que faire se peut l'installation de systèmes de chauffage utilisant principalement une énergie fossile ou une énergie pouvant être dérivée d'une énergie fossile : c'est le cas d'une part de notre électricité (dont la courbe de coût devrait suivre à quelque distance celle du pétrole).

Il serait important de favoriser toutes les méthodes de construction utilisant des matériaux "simples" (paille, terre, bois...) ne nécessitant pas de transports distants et offrant des caractéristiques thermiques très performantes, ce qui nécessiterait une modification des règles d'attribution des permis de construire et de la préservation des architectures régionales typiques, car nous risquons fort de payer un prix inacceptable le fait de vouloir rester dans des schémas anciens qui ne correspondront plus ni à nos besoins et nos habitudes actuelles (maisons bien tempérées en hiver comme en été) ni aux contraintes énergétiques auxquelles nous serons soumis.

Dénaturer nos paysages ?

Peut-être, mais ne le sont-ils pas déjà par un certains nombre d'édifices qui n'ont rien de "traditionnel" et de pylônes ?

Et ce qui est en jeu dépasse de loin un quelconque souci esthétique : certains dérèglements du climat risquent de nous le rappeler, et de dénaturer nos paysages plus que nous ne saurions le faire !

En outre des constructions mieux adaptées aux contraintes énergétiques ne seront pas nécessairement laides ni impossibles à intégrer harmonieusement aux caractères locaux.

N'oublions pas que la fabrication d'un grand nombre de matériaux nécessite un recours important aux énergies fossiles : c'est par exemple le cas du béton, qui exige de porter des masses importantes de matière à 1100°C : diminuer l'utilisation de ce type de matériau diminue également les émissions de gaz à effet de serre et le déficit de notre commerce extérieur.

Peut-être, dans quelques années, en viendrons-nous à considérer comme une aberration le fait d'entourer son pavillon de banlieue d'un muret de béton...

Et ce jour là l'avantage d'une haie, petite production locale d'une bonne source de compost gratuite, sera-t-il largement apprécié ?

Flux distendus...

Grosse consommatrice de pétrole et source de très nombreuse nuisances, la pratique des flux tendus dans l'industrie (qui économise les stocks et multiplie le transport de sous ensembles et de marchandises en général) sera de toutes façon fortement atteinte par une élévation des cours du pétrole : il est du rôle du gouvernement de faire en sorte qu'il n'y ait pas de rupture dans la vie de nos entreprise, car il est du rôle du gouvernement de développer des infrastructures qui permettront la continuité des activités.

A partir d'un certain seuil il deviendra trop coûteux d'effectuer certains transports par camions, pourtant la nécessité des certains transports demeurera.

Si nous pouvons compter sur la réactivité des entreprises pour relocaliser plus ou moins certaines activités afin de réduire les coûts de transport, nous devons pouvoir compter sur nos dirigeants pour que les transports dont nous ne pourrons pas nous passer demeurent possibles, puisqu'il est ici question d'infrastructures nationales.

En outre le seuil pour lequel certains transports deviendront trop coûteux sera aussi le seuil pour lequel de nombreuses entreprises de transports se trouveront en faillite, avec tous les problèmes que cela peut poser : des problèmes que notre société doit pouvoir régler dans de bonnes conditions pour tous.

Gardons à l'esprit que de nombreuses reconversions pourraient s'avérer nécessaires.

Réseau Freemen OGM et citoyens Catastrophisme lucide

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