Aller au menu
Aller aux dossiers

Droit dans le mur ?

Soucieux de développer assez rapidement des filières de biocarburants sans avoir évalué celles qui nous offriront le meilleur rendement énergétique (ce qui pourrait quand même être l'un des "buts du jeu" !), ayant choisi les filières les moins performantes, ayant donc effectué les plus mauvais choix de ce point de vue, en ce mois de Septembre 2005 le gouvernement français tente d'imposer aux compagnies pétrolières une baisse de leurs prix alors que le baril de pétrole voisine les 70 US$.

Que fera ce gouvernement si le baril atteint bientôt 75, 80 ou 90 US$ ?

Jusqu'à quel prix du baril se contentera-t-il de se retourner vers ces compagnies ?

Ce gouvernement ne semble pas avoir connaissance qu'il serait possible de déconnecter en grande partie l'agriculture de sa dépendance au pétrole, et pourtant notre ministre des finances vient d'annoncer qu'il pense que le prix du pétrole ne diminuera pas, et qu'il pourrait monter encore.

Ce gouvernement sait que la qualité des eaux est plutôt déplorable et qu'une intensification des activités agricoles, si l'on ne change pas les pratiques, n'améliorera pas la situation.

Ce gouvernement disposera aussi facilement que chacun d'entre nous des sources qui m'ont permis de m'informer et de réfléchir sur les questions abordées ici.

De quelles notions de "l'intérêt général" - qu'il est supposé défendre - ce gouvernement est-il imprégné ?

Quelles sont ses visions d'avenir, ou de notre avenir, dans une époque très incertaine ?

Ne serait-ce pas "bien gouverner" que de tout faire afin de nous mettre aussi efficacement que possible à l'abri de certaines éventualités plus que désagréables ?

Mais comment agirait un autre gouvernement ?

Conformisme, indifférence, impuissance ?


Ne sommes-nous pas sous le joug d'un conformisme généralisé combiné à une certaine ignorance des possibilités qui nous sont offertes, à quoi peuvent s'ajouter des réflexions insuffisamment approfondies génératrices de conclusions aussi hâtives qu'erronées ?

La forte pollution des eaux en France est connue depuis quelques années et un récent rapport du Muséum National d'Histoire Naturelle nous annonçait qu'une échéance gouvernementale fixée pour un retour à une situation meilleure ne pourrait être tenue, avec un report envisagé de cette amélioration d'au moins 10 ans (des eaux de qualité acceptable en 2025 - 2030, peut-être... ?).

Est-ce là le fait d'une indifférence ou d'une impuissance "du politique" ?

Ou bien est-ce le fait d'un volonté délibérée de préserver les intérêts de certains acteurs du marché - fabricants de produits phytosanitaires par exemple - au détriment de l'intérêt général ?

A défaut de pouvoir fournir une réponse convaincante à la première question il est de notre devoir de citoyens de nous en poser d'autres, car la première question n'est peut-être pas la bonne...

Un parti à la plage...

Pendant que je fais bénévolement ce travail de recherche et de réflexion (un travail exigeant, qui nécessite du temps, des connaissances, de l'effort...) que se passe-t-il ailleurs ?

On peut rêver (il n'y a encore pas de taxes sur le rêve, profitons-en !) que des organismes dont le plus grand souhait serait de nous gouverner soient également au travail sur un tel thème.

Et l'on apprend que tel parti racole des adhérents sur les plages (ce qui a un coût) et dépense 60 000 euros (et ce n'est pas fini...) dans du "mass mailing", toujours aux fins d'attirer plus d'adhérents.

Les sommes consacrées à ces racolages n'auraient-elles pas été mieux utilisées à financer des études sérieuses sur l'avenir de notre société en fonction de différents scénarios ?

Réseau Freemen OGM et citoyens Catastrophisme lucide

Page vue 4055 fois depuis Mardi 11 Octobre 2005
 


 
Freemen