dimanche 9 avril 2006
Quelle Union Européenne... mais dans quel monde ?
Par jcm, dimanche 9 avril 2006 à 20:06 :: Europe
Dans quel contexte devons-nous imaginer l'Europe afin que la vision que nous en avons corresponde aux scénarions d'avenir les plus probables ?
Car il n'est pas possible de dissocier l'avenir de l'Europe de celui du monde et la vision de ce ce futur de l'humanité est marquée d'incertitudes fortes dans différents domaines.
Le GIEC (IPCC, International Panel on Climate Change) prévoyait en 1995 une élévation du niveau des mers de 15 à 95 cm à la fin de ce siècle ( Groupe de travail I du GIEC 1995), chiffres revus à la baisse en 2001 (9 à 88 cm : Les conséquences d’un réchauffement planétaire).
Depuis les scientifiques n'ont cessé d'examiner l'état de la planète et des hypothèses beaucoup plus dramatiques ont été émises, avec une élévation qui pourrait peut-être atteindre 4 à 6 mètres (Les océans pourraient monter de 4 à 6 mètres avant la fin du siècle), ce qui provoquerait un désastre d'une autre ampleur...
Instabilités climatiques, mais aussi politiques ou financières, crise énergétique de grande ampleur seront peut-être bientôt au rendez-vous de nos lendemains, chacun de ces types de crise étant la source probable d'une autre de ces crises (politique entraînant le financier ou inversement, climatique entraînant l'une et l'autre...) ce qui nous conduirait à nous poser une question très ancienne : Comment survivre au jour le jour ? face à une Rupture Systémique Globale ?
Le 10 Septembre 2005 un cyclone tropical de classe 1 se dirigeait vers le Portugal et menaçait de déferler vers l'Europe, c'est la première fois que l'on mentionne un tel phénomène depuis que l'on détient des relevés météorologiques réguliers (début du XIX ème siècle).
Notre vision du futur de l'Europe ne peut éluder les différentes possibilités d'évolutions non linéaires de notre environnement, de ruptures dans des cycles évoluant jusqu'à maintenant dans des limites auxquelles nous sommes habitués mais qui pourraient en sortir, et cette vision doit intégrer de telles ruptures, ce que l'on peut appeler un Catastrophisme lucide.
Il nous faudra Faire face aux dérèglements climatiques...
S'il nous est indispensable de tenir compte de telles évolutions il est donc indispensable que les peuples d'Europe soient clairement informés qu'elles pourraient avoir lieu avec des conséquences très graves, sur nos modes et conditions de vie, et jusqu'à notre survie peut-être.
Que devons-nous prévoir pour affronter de telles situations de crise, prévision qui implique des préparations à long terme afin de restructurer nos sociétés de façon telle qu'elles aborderaient les crises avec de meilleurs atouts ?
C'est donc dans ce cadre qu'il nous faudrait savoir Ce que veulent les peuples.
Mais même sans évoquer une élévation subitement plus forte des niveaux marins nous devons aussi nous demander si le mode de fonctionnement de base de nos sociétés, une croissance continue, sera encore possible pour longtemps.
L'impossibilité d'une croissance continue sur le long terme nous imposerait de jeter les bases d'une évolution différente, et l'hypothèse d'un développement partagé devrait alors être examinée.
Même si la croissance pouvait se poursuivre nous devrions déjà nous interroger sur certains Facteurs structurels d'instabilité.
Par ailleurs si aucune rupture systémique ne se produit nous devons régler de nombreux problèmes : Préparer l'agriculture au choc de 2013 et, dans ce domaine, travailler à un certain nombre d'améliorations Pour une agriculture environnementaliste.
Une agriculture qui pourrait se trouver fort sollicitée si le prix des énergies augmentait, car elle devrait devenir une pourvoyeuse efficace en énergies "vertes".
Or elle devrait le faire dans des conditions fort différentes de celles connues actuellement, qui sont caractérisées par un prix très abordable de l'énergie.
Afin d'obtenir dans les meilleures conditions possibles cette énergie de biomasse, nous devrions Développer une politique de filière énergie et environnement très différente des filières actuelles.
Nous serions aussi beaucoup plus fortement sollicités à agir Pour une nouvelle politique des transports.
Toutes ces questions devraient nous mener à agir fortement sur Les mutations du capitalisme financier dans le sens d'un plus grand intérêt général, ce qui nous mènerait à cette interrogation : Croissance ou Progrès ?.
Le mode d'évaluation de nos sociétés devrait alors changer profondément, et tous ces problèmes potentiels devraient nous inciter à penser qu'il nous faudrait une Europe politique forte plutôt qu'une Europe essentiellement focalisée sur les échanges commerciaux.
Ce texte est aussi publié sur le Forum de discussion européen dans le thème "Le développement économique et social de l'Europe" en réponse à la question "Quelle Union Européenne souhaitez-vous", posée conjointement par José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et Margot Wallström, Vice-présidente de la Commission européenne, responsable des relations institutionnelles et de la stratégie de communication.
Car il n'est pas possible de dissocier l'avenir de l'Europe de celui du monde et la vision de ce ce futur de l'humanité est marquée d'incertitudes fortes dans différents domaines.
Le GIEC (IPCC, International Panel on Climate Change) prévoyait en 1995 une élévation du niveau des mers de 15 à 95 cm à la fin de ce siècle ( Groupe de travail I du GIEC 1995), chiffres revus à la baisse en 2001 (9 à 88 cm : Les conséquences d’un réchauffement planétaire).
Depuis les scientifiques n'ont cessé d'examiner l'état de la planète et des hypothèses beaucoup plus dramatiques ont été émises, avec une élévation qui pourrait peut-être atteindre 4 à 6 mètres (Les océans pourraient monter de 4 à 6 mètres avant la fin du siècle), ce qui provoquerait un désastre d'une autre ampleur...
Instabilités climatiques, mais aussi politiques ou financières, crise énergétique de grande ampleur seront peut-être bientôt au rendez-vous de nos lendemains, chacun de ces types de crise étant la source probable d'une autre de ces crises (politique entraînant le financier ou inversement, climatique entraînant l'une et l'autre...) ce qui nous conduirait à nous poser une question très ancienne : Comment survivre au jour le jour ? face à une Rupture Systémique Globale ?
Le 10 Septembre 2005 un cyclone tropical de classe 1 se dirigeait vers le Portugal et menaçait de déferler vers l'Europe, c'est la première fois que l'on mentionne un tel phénomène depuis que l'on détient des relevés météorologiques réguliers (début du XIX ème siècle).
Notre vision du futur de l'Europe ne peut éluder les différentes possibilités d'évolutions non linéaires de notre environnement, de ruptures dans des cycles évoluant jusqu'à maintenant dans des limites auxquelles nous sommes habitués mais qui pourraient en sortir, et cette vision doit intégrer de telles ruptures, ce que l'on peut appeler un Catastrophisme lucide.
Il nous faudra Faire face aux dérèglements climatiques...
S'il nous est indispensable de tenir compte de telles évolutions il est donc indispensable que les peuples d'Europe soient clairement informés qu'elles pourraient avoir lieu avec des conséquences très graves, sur nos modes et conditions de vie, et jusqu'à notre survie peut-être.
Que devons-nous prévoir pour affronter de telles situations de crise, prévision qui implique des préparations à long terme afin de restructurer nos sociétés de façon telle qu'elles aborderaient les crises avec de meilleurs atouts ?
C'est donc dans ce cadre qu'il nous faudrait savoir Ce que veulent les peuples.
Mais même sans évoquer une élévation subitement plus forte des niveaux marins nous devons aussi nous demander si le mode de fonctionnement de base de nos sociétés, une croissance continue, sera encore possible pour longtemps.
L'impossibilité d'une croissance continue sur le long terme nous imposerait de jeter les bases d'une évolution différente, et l'hypothèse d'un développement partagé devrait alors être examinée.
Même si la croissance pouvait se poursuivre nous devrions déjà nous interroger sur certains Facteurs structurels d'instabilité.
Par ailleurs si aucune rupture systémique ne se produit nous devons régler de nombreux problèmes : Préparer l'agriculture au choc de 2013 et, dans ce domaine, travailler à un certain nombre d'améliorations Pour une agriculture environnementaliste.
Une agriculture qui pourrait se trouver fort sollicitée si le prix des énergies augmentait, car elle devrait devenir une pourvoyeuse efficace en énergies "vertes".
Or elle devrait le faire dans des conditions fort différentes de celles connues actuellement, qui sont caractérisées par un prix très abordable de l'énergie.
Afin d'obtenir dans les meilleures conditions possibles cette énergie de biomasse, nous devrions Développer une politique de filière énergie et environnement très différente des filières actuelles.
Nous serions aussi beaucoup plus fortement sollicités à agir Pour une nouvelle politique des transports.
Toutes ces questions devraient nous mener à agir fortement sur Les mutations du capitalisme financier dans le sens d'un plus grand intérêt général, ce qui nous mènerait à cette interrogation : Croissance ou Progrès ?.
Le mode d'évaluation de nos sociétés devrait alors changer profondément, et tous ces problèmes potentiels devraient nous inciter à penser qu'il nous faudrait une Europe politique forte plutôt qu'une Europe essentiellement focalisée sur les échanges commerciaux.
Ce texte est aussi publié sur le Forum de discussion européen dans le thème "Le développement économique et social de l'Europe" en réponse à la question "Quelle Union Européenne souhaitez-vous", posée conjointement par José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et Margot Wallström, Vice-présidente de la Commission européenne, responsable des relations institutionnelles et de la stratégie de communication.



