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samedi 2 décembre 2006

Pivot, Arte et le "bio" : quand une chaîne de qualité fait un travail lamentable

Forum des européens, émission du Samedi 2 décembre 2006 à 19.00 intitulée "Panique dans nos assiettes".

Emission présentée ainsi sur le site de Arte : "Après les inquiétudes liées à la vache folle, à la grippe aviaire ou aux OGM, les consommateurs exigent à la fois sécurité et qualité et pour cela, en appellent à la nature. « Produits bio » et « produits de la ferme » sont à la mode, loin des recherches en cours dans les laboratoires et des innovations du secteur agro -alimentaire. Travaillé par le fantasme du retour au bon vieux temps, et sollicité par les facilités de plus en plus grandes que lui offrent les produits préparés le consommateur fait son marché avec en tète toutes les angoisses du siècle."

Cette présentation donne bien ce que sera le ton général de l'émission : le "bio" serait uniquement "à la mode" sous l'effet de motivations irrationnelles de l'ordre d'une peur diffuse sans fondements "scientifiques" mêlée au rêve d'un "bon vieux temps révolu" dont on retrouverait le goût dans celui de légumes cultivés sans produits chimiques.

Et Brenard Pivot d'évoquer largement un "retour à la nature", un "retour aux traditions, au terroir", un "refus de faire confiance à la grande distribution", une "forme de paranoïa"...

Un "terroir refuge qui rend la mondialisation supportable..."

Pour ce qui est du point de vue de la science, un directeur (scientifique si mes souvenirs sont bons) de l'INRA face à des tomates nous affirme que les tomates "biologiques" ne présenteraient aucun avantage nutritionnel, et que les tomates "non bio" sont l'objet "d'ajouts" divers qui, si on le suit bien, leur conféreraient des qualités supplémentaires.

Puis vient un reportage sur un "pôle économique entièrement consacré à l’alimentation" aux Pays-Bas : la "Food Valley" à Wageningen, où l'on nous montre des poivrons sous serre que l'on tente d'obtenir dépourvus de pépins : "la ménagère n'a plus le temps de retirer les pépins des poivrons"... ceci entre autres nouveautés pour lesquelles existe "une demande colossale de la part du marché"...

Et Pivot de réagir : "Le poivron sans pépins c'est la vie sans pépins..." !!!

Mais, M. Pivot, cet argument est totalement irrationnel d'une même irrationalité que celles que vous attribuiez aux partisans du "bio", une irrationalité qui, nous allons le voir, n'est peut-être pas de mise en ce qui les concerne !

Réglons d'abord le cas de ce scientifique de l'INRA du seul point de vue de la qualité nutritionnelle d'un fruit ou légume cultivé en agriculture biologique.

N'avez-vous jamais entendu parler, Monsieur, des salvestrols ?

Eh bien offrez-vous le luxe de chercher sur le Net ce mot avec un bon moteur, vous y trouverez notamment ceci : Des fruits biologiques contre le cancer ? et ce n'est pas tout, à vous de jouer, Google me propose aujourd'hui 986 liens sur ce mot.

Si l'on accole "INRA" à "salvestrols" on obtient 7 résultats (et "salvestrol" nous en donne 2) sans jamais renvoyer vers une page de l'INRA : je vous prie de faire votre travail avec toute la prudence que cela exige, Monsieur, autant qu'avec toutes les connaissances que cela requiert surtout quand vous venez vous exprimer comme "spécialiste" ou comme "expert" pour nous distiller les bonnes paroles de "la science", ce sera profitable à tous et vous apprendriez ce que vous devriez savoir.

Muni de tous les savoirs que l'on peut attendre d'un expert vous auriez donc dû nous annoncer que les tomates (fruits et légumes peut-être) issues d'une culture biologique pouvaient contenir, ou être suspectées de contenir, à des taux nettement plus importants des substances précieuses pour nos santés, ceci d'autant plus qu'elles nous protégeraient de cancers dont un très grand nombre, selon toute vraisemblance, sont provoqués par les résidus de pollution de cette agriculture "non biologique", appelée aussi "productiviste" et dans sa version vaguement allégée : "raisonnée".

Je noterai au passage que si l'INRA conduit des recherches sur certaines techniques de mise en culture qui nous économiseraient peut-être les très forts niveaux de pollution par engrais et produits phytosanitaires que nous connaissons, c'est avec une remarquable discrétion !

Je citerai le Bois Raméal Fragmenté ou "BRF" et la Terra Preta (je vous laisse aux bons soins d'un moteur de recherche).

La vision étroite de "l'assiette bio" : le titre de l'émission portait certes sur le contenu de nos assiettes mais pas un seul mot n'a été prononcé sur ce que pouvait être l'agriculture biologique.

Pour qui en ignorerait tout cette émission la présentait donc comme l'affaire de peureux déboussolés à la limite de la paranoïa, clients et consommateurs étant placés dans le même sac douteux sans la moindre hésitation !!!

En éludant complètement qu'un large développement de l'agriculture biologique nous permettrait de restaurer la qualité de nos eaux de surface et souterraines dont nous connaissons tous le haut niveau de pollution, essentiellement d'origine agricole, ceci sans mettre en péril le revenu des agriculteurs ni provoquer une hausse des prix qui rendrait tout légume ou fruit "bio" inaccessible aux petits budgets.

Une agriculture biologique rentable, proposant des produits de meilleure qualité qui nous économiserait la gloire d'être l'un des premiers pays au monde pour sa consommation de produits phytosanitaires, l'un des rares à voir quelques centaines de kilomètres de ses côtes se couvrir d'algues vertes qui pourrissent vite dès les premières chaleurs...

Vous, Anne-Sophie Mercier et Matthias Beermann, qui présentiez cette émission, vous êtes supposés vous être renseignés, connaître tous les aspects de votre "sujet" avant de prétendre pouvoir en présenter un tour d'horizon ?

Cette fois il y a une énorme faille !!!

Qu'est devenu ce travail de journaliste que d'habitude vous semblez faire de façon plutôt correcte ?

Vous quatre présents sur ce plateau, l'expert de l'INRA, Bernard Pivot, Anne-Sophie Mercier et Matthias Beermann je vous invite donc a faire une bonne et appliquée incursion sur les moteurs de recherche, dans les laboratoires, les centres de recherche (et sans oublier les centres focalisés sur l'agriculture biologique comme le FiBL en Suisse) pour votre propre gouverne, vous serez surpris.

J'invite la direction d'ARTE à programmer une émission mieux renseignée sur ce que peut être l'agriculture biologique et les enjeux qu'elle porte, qui ne sont pas de l'ordre de ce qui a été dit au cours de cette émission.

Pour une petite introduction je vous invite à visiter cette rubrique : Agriculture (vous y trouverez le lien vers le site du FiBL cité plus haut entre autres) et à plonger vos oreilles dans quelques émissions de Terre à Terre de Ruth Stegassy (France Culture), pour le plus grand bien de vos auditeurs !

samedi 15 juillet 2006

Madame Royal, quelle politique pour le Marais Poitevin ?

Le Marais Poitevin est issu de plus de 8 siècles de transformations dues à l'homme, et un certain régime de fonctionnement lui a permis d'être ce qu'il est encore.

Mais l'on constate depuis maintenant plusieurs dizaines d'années que ce régime n'a pas été maintenu : ce qui était une zone humide est désormais en cours d'assèchement.

Cet assèchement est volontaire et il semble être essentiellement destiné à permettre la culture d'une espèce, le maïs, aux forts besoins en eau.

On pourrait voir là un paradoxe : il n'y en n'a pas.

Zone d'élevage, de production d'espèces à croissance rapide (mojettes...) et de production de bois, le Marais connaissait autrefois de longues périodes d'inondations hivernales et les niveaux d'eau étaient, tout au long de l'année, maintenus nettement plus hauts qu'aujourd'hui.

La gestion des niveaux se faisait manuellement, au jour le jour mais avec une forte coordination, de façon telle que des réserves étaient accumulées au printemps pour l'été. Alors une utilisation judicieuse des "portes" permettait de faire reverdir à volonté telle ou telle prairie.

Ce maintien d'une humidité assez constante garantissait un bon équilibre du Marais (pour la végétation, la bonne tenue des sols...), une grande biodiversité (absence de pesticides) et une excellente qualité des eaux.

Aujourd'hui la gestion des niveaux se fait par des déversoirs réglables télécommandés.

A ce que m'en disaient des "anciens" l'eau était claire, transparente, jusqu'au cours de l'été dans les années 1950. Ce n'est plus jamais le cas depuis plus de 20 ans, la transparence plus ou moins poussée n'existant plus qu'au cours d'un hiver bien arrosé.

Quand à l'humidité, elle n'est plus de règle dès le milieu du printemps : les niveaux sont maintenus au plus bas tout au long de l'année, même si elle ne s'annonce pas particulièrement pluvieuse, et l'on s'empresse d'évacuer le surplus qu'offre la moindre pluie.

Ainsi en 2005, d'un été sec, de nombreux sols se sont fissurés dans des zones où la nappe phréatique se trouve généralement en toutes saisons (hors inondations) entre 15 et 30 cm sous la surface du sol.

La profondeur moyenne des crevasses était de 70 cm.

De nombreuses rives se dégradent rapidement, il semble que les effectifs d'insectes subissent de fortes décrues d'année en année, idem pour un certain nombre de plantes et pour les batraciens, qui me semblent en très forte diminution.

Pour ces espèces animales il faut probablement mettre en accusation la conjonction sécheresse / pesticides.

La diminution des effectifs d'insectes prive de nourriture oiseaux et grenouilles, ces dernières sont par ailleurs très sensibles à de nombreux polluants et particulièrement aux molécules associées au glyphosate [1].

Revenons à l'apparent paradoxe sur le maïs : sa culture nécessite que les terres soient sèches sur une durée nettement plus longue que celle qui convenait à l'élevage et à la croissance des mojettes : on maintient donc les niveaux très bas pour qu'environ 600 agriculteurs, sur les 2800 qu'en compterait l'ensemble du Marais, puissent cultiver du maïs.

Mais les inconvénients de cette culture, et du niveau des eaux qu'elle nécessite, ne s'arrêtent pas là.

Dans le Marais la gestion des eaux se détermine en fonction des limites administratives, notamment départementales.

Or les aquifères n'ont pas le bon goût de respecter ces limites et l'on se trouvera donc souvent dans un cas tel qu'un département, souffrant plus de la sécheresse que son voisin, interdira toute irrigation tandis quelle sera permise dans le département adjacent.

Et l'on pourra donc puiser abondamment dans un aquifère au niveau très bas, mais au dessus de sa cote d'alerte, dont l'essentiel du développement se trouve sous le département où l'irrigation est interdite.

Or ces nappes ne sont pas fossiles : elles ont donc des communications, intenses, multiples, avec les eaux de surface.

Ces nappes ayant conservé en toutes saisons et depuis plusieurs années un niveau très ou moyennement bas, leur mise à contribution par les forages d'irrigation se renforce du fait de l'assèchement des terres en profondeur (qui par ailleurs semble provoquer d'importants tassements) : ce sont alors les eaux de surface du Marais qui, déjà très basses, les alimentent en fin de printemps et en été.

Le fonctionnement hydraulique du Marais s'inverse donc totalement.

Et le maintien de basses eaux conduit à d'irrémédiables pertes, telle cette minéralisation des tourbes constatée dans certaines zones, de plus en plus importantes en surface.

Or ces tourbes sont d'excellents filtres pour les eaux de surface en transit vers l'océan, et leur minéralisation est irréversible : elles perdent pour toujours leurs capacité de filtration.

Non seulement nous larguons dans l'environnement des quantités énormes de polluants, inconnues il y a 50 – 60 ans, mais en plus nous condamnons définitivement les zones dans lesquelles la restauration des eaux aurait été possible : l'océan en souffrira donc et les premières touchées seront probablement les huîtres et les moules cultivées dans les pertuis qui séparent le Marais de l'océan.

En fin de compte on prive donc le Marais d'eau afin de labourer, semer et démarrer le maïs, un Marais qui a subi durant les 20 dernières années une conversion intense [3].

Le Marais Poitevin (sous lequel ont été installés des milliers de kilomètres de drains en tube de plastique, vidés par des pompes que l'on voit bien dans les champs) s'assèche et quand survient le moment où les besoins en eau de ce maïs atteignent leur maximum on puise cette eau dans des nappes en surexploitation quasi constante et l'on contribue par conséquent à priver le Marais d'une partie de ses eaux de surface au cours d'étiages déjà largement déficitaires.

Un des risques "annexes" de ce processus est que le transit de nombreux polluants vers ces nappes soit accéléré.

Lorsque des interdictions d'irrigations sont promulguées les compteurs qui devraient être placés sur les têtes de forage (le sont ?) ne sont probablement pas relevés par un organisme officiel vigilant car il n'est pas rare de voir des lances en action nocturne même dans ces périodes.

Et lorsque tous les indices signalent que ces périodes s'annoncent longues aucun préfet n'ordonne le retrait des appareils d'irrigation des zones de culture.

Dans ces temps d'interdiction des particuliers seront verbalisés pour avoir rempli de 3m3 leur piscine gonflable tandis qu'il semble que des milliers de mètres cubes heure s'évadent clandestinement pour le maïs, aux frais de tous et sans poursuites.

Car les diverses dégradations que subit le Marais nous affectent tous de façon plus ou moins directe.

Les atteintes portées aux berges et aux routes, que l'on voit se fissurer et se cabosser en raison des alternances humidité / sécheresse, seront payées par la collectivité quand des réfections s'imposeront, par exemple.

Ce qui signifie que le coût pour la collectivité de la culture de ce maïs est probablement très élevé à différents points de vue.

Il est envisagé de créer de vastes réservoirs : comment seront-ils alimentés dans les années à faible pluviométrie ?

En pompant dans des nappes déficitaires ?

Et le coût de la réalisation de ces réservoirs devrait être très largement pris en charge par la collectivité, sans que les diverses dégradations que subit le Marais trouvent une réponse dans la création de ces réserves.

Et nous n'aborderons même pas ici la question de la dégradation des sols tout à fait réelle provoquée par certaines pratiques culturales.

On voit donc qu'une culture de type "maïs" présente de très lourds inconvénients, inconvénients qui ne se combleront pas d'une année sur l'autre et deviendront un jour irrémédiables, certains l'étant déjà.

On peut donc avancer que l'ensemble du territoire du Marais Poitevin, comprenant donc toutes les zones dans lesquelles la maïsiculture n'est pas pratiquée, se trouve en danger car mise en coupe réglée par quelques centaines d'agriculteurs.

On peut déduire de ceci "qu'une des principales et des plus riches zones humides de France" ne le restera probablement plus longtemps, et la dégradation irréversible n'aura pris que quelques dizaines d'années, réduisant à néant 8 siècles d'un remarquable ouvrage.

Que faire alors pour que le Marais soit réhabilité par le recours à un régime des eaux plus conforme du point de vue de la pérennité de la "zone humide riche" et du point de vue d'une agriculture différente, qui exclurait le maïs et des cultures de ce type ?

Une agriculture qui garantirait aux agriculteurs un bon niveau de revenu, aussi, ce qui est une préoccupation à ne pas perdre de vue ?

Je propose 4 pistes.

Réaliser un inventaire général des cultures que seraient à la fois économiquement suffisamment rentables et compatibles avec la restauration et la survie du Marais. Culture à objectif aussi bien alimentaire qu'industriel mais en privilégiant celles qui nécessiteraient le moins d'intrants (nitrates, phosphates, phytosanitaires...).

Etudier plus spécialement l'hypothèse du bambou, qui connaît de plus en plus d'applications industrielles [4].

Commencer dès maintenant à remplacer les surfaces en jachère par des surfaces équivalentes cultivées et TCR ou TtCR [2] de saule ou de peuplier, et étudier la validité d'une filière TCR ou TtCR de frêne comme agriculture de substitution au maïs. Ces surfaces pourraient jouer un rôle très positif sur le plan de la biodiversité et sur celui de la qualité des eaux.

Étudier de près les débouchés industriels possibles pour le frêne, espèce particulièrement bien implantée depuis fort longtemps dans le Marais.

Il serait alors possible de créer rapidement les prémices d'une filière bois – énergie capable d'alimenter 3 principales villes limitrophes, La Rochelle, Niort et Fontenay le Comte ainsi qu'un grand nombre de villages, bourgs, bourgades...

Un village du Marais Poitevin, La Grève sur Mignon, a mis en place un système de chauffage aux copeaux de bois pour tous les bâtiments publics et semble s'en trouver fort aise à tous points de vue.

En fournissant une source abondante de Bois Raméal Fragmenté cette production de taillis permettrait aussi de conférer aux sols des propriétés très intéressantes du point de vue du stockage hydrique et de la minimisation de l'apport pour un certain nombre d'intrants [5].

Madame Royal, nous n'avons pas oublié que vous êtes présidente de la région Poitou Charentes, mais aussi du Parc Naturel Régional du Marais Poitevin, et bien des clefs reposent entre vos mains.

Nous attendons de vous des pas nettement marqués vers une amorce de restauration du Marais Poitevin.

Enfin de très récentes études démontrent que l'agriculture biologique permettrait à la fois une restauration des écosystèmes, de la qualité de nos eaux et des rendements très satisfaisants, avec des impacts non négligeables sur la santé des individus et celle des milieux : L’agriculture biologique peut-elle nous nourrir tous ?
Une orientation à prendre d'urgence pour le Marais Poitevin, comme pour toute l'agriculture européenne !


Batraciens - Glyphosate
Le Roundup à nouveau accusé

Du glysophate dans les nappes


Sylviculture à rotation courte
Des mini-forêts pour produire du "bois-énergie"

Mécanisme du TtCR

Le taillis à très courte rotation

Des saules pour l’énergie et la phytoremédiation en Suède



Vous trouverez de très nombreuses données sur le Marais poitevin en suivant le lien ci-dessous :
Diagnostic de territoire


Le Bambou
Plancher en bambou

Plancher et parquet en bambou, meubles et cuisines en bambou

Le bambou

Pourquoi le bambou ?

Bambou




Bois Raméal Fragmenté

Voir les liens de la rubrique "Fertilisation" sur cette page.
Le blug de l'encéphalugomme molle n'est pas un blog vitaminé : ce n'est qu'un blug, un blog des bugs, des bugs de l'intelligence. Vous savez cette merveilleuse chose indéfinissable qui a permis à l'homme de devenir le maître incontesté de la nature... Ici vous trouverez peut-être de gentilles horreurs et des raisonnements tordus : prudence...
Il est encore temps de fuir !
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