Espérer un sursaut inattendu de l'homme
Par jcm, mardi 11 novembre 2008 à 18:47 :: General :: #88 :: rss
Ce sont les paroles de clôture d'un entretien de Claude Lorius avec un journaliste de Monde, Laurent Carpentier (Un expert du climat appelle à "un sursaut de l'homme") publié ce 11 Novembre 2008.
Claude Lorius recevra demain le prix " Blue Planet " " l'une des plus prestigieuses récompenses internationales dans le domaine de l'environnement. ".
Extraits : " C'est sûr, nous aurons des catastrophes, des cataclysmes, des guerres. Les inondations, les sécheresses, les famines s'amplifieront, mais l'homme sera toujours là . .... je ne vois pas comment on va s'en sortir. ... J'étais confiant dans notre capacité à trouver une solution. Aujourd'hui, je ne le suis plus... sauf à espérer un sursaut inattendu de l'homme. "
Voilà qui me " rassure " : je ne suis pas seul à voir notre avenir sombre, très sombre...
Les bras ne m'en tombent pas : il y a un moment qu'ils sont au raz du sol, et ce long week end morose ne m'a pas permis de les raccrocher...
J'ai encore lu, relu, cherchant ce qui pouvait ressembler à un espoir digne de ce nom, susceptible de faire changer suffisamment la face des choses et de recolorer un peu cet avenir.
Ce que je lisais ?
Vous en trouverez une partie sur ma revue du web et j'ai écumé un certain nombre de sites traitant de l'environnement, des questions énergétiques et de société, de dynamique des populations, de géopolitique...
Tenez, une des dernières " bonnes nouvelles " reçues, elle tombe à l'instant : " The Real Price of Farmed Salmon " (Le véritable prix du saumon d'élevage).
Eh oui, le saumon d'élevage est une plaie, un polluant majeur sans compter que c'est un poisson tout à fait anormal, que l'on pourrait considérer comme " malade " en comparaison avec un de ses congénères sauvages.
En ce qui concerne l'état du vivant, allez donc faire un tour dans la section " Espèces " de cette revue du web : n'espérez pas y trouver quelque réconfort.
Il n'y a là que d'exécrables nouvelles, de nouvelles qui sonnent comme l'inventaire des dégâts que nous avons fait subir à nos compagnons de voyage sur cette planète.
La déroute environnementale est là , très largement amorcée bien avant la " crise " financière actuelle, et ses conséquences seront plus graves et plus durables qu'une récession mondiale.
Mais nous ne consacrons pas le centième des efforts qui seraient nécessaires pour la conjurer.
J'écrivais hier chez Isabelle : " On n'entre pas dans son salon avec des chaussures couvertes de boue, dit-on, c'est pourtant ce qu'a fait l'humanité au cours de ces 2 derniers siècles, et cela maintenant, dans bien des cas, en justifiant de marcher sur la moquette avec ses souliers crottés au nom des avantages que cela procure (des revenus, des emplois... voir par exemple l'exploitation des schistes bitumineux comme exemple particulièrement crade). "
Plus loin : " Nous avons mis en œuvre des processus nécrosants : la diminution de la biodiversité est une nécrose, la disparition des coraux en est une autre et je ne ferai pas d'inventaire tellement la liste serait longue.
Notre époque doit être celle de soins intensifs appliqués à une planète nécrosée...
Il serait d'autant plus stupide de ne pas se lancer dans cette entreprise difficile qu'elle est aussi indispensable que potentiellement génératrice de richesses à court, moyen et long terme pour peu que l'on sache bien s'organiser.
.... il faut que l'humanité sache dire "Yes we can", et sa capacité à le faire ou non nous indiquera son niveau de maturité. "
Aujourd'hui ce niveau de maturité vaut celui d'un gamin capricieux, souvent " malfaisant ", incroyablement teigneux et imbu de lui-même.
Je ne vois pas le " sursaut inattendu " venir : normal, s'il est inattendu...
J'ai également passé mon week end avec des sonates de Beethoven, dans l'interprétation de Stephen Kovacevich (EMI Classics) : magistral !
J'ai mangé du canard rôti : excellent !
Des marrons grillés : délicieux !
Mais il est vain de tenter de se réfugier dans un canard aux marrons pour écouter de la musique : le monde continue sa course folle sur sa planète bancale...
Je recevrai demain 5, 10, 15... mauvaises nouvelles ou confirmation que celles déjà reçue sont vraiment déplorables et même pires que ce que l'on supposait...
C'est ainsi chaque jour et je m'étonne : chacun de nous, qui disposons du Net, peut être au courant de nombreux faits alarmants et, si c'était le cas, nous constaterions peut-être des réactions plus pressantes notamment vis à vis des politiques pour que certains changements s'amorcent ?
Mais que font "les gens" de cet Internet qui nous permet de "tout savoir" ou presque ?
Cela ne leur sert-il qu'Ã guetter le dernier gadget "hi tech" qu'ils aimeraient s'offrir avant le voisin ?
Je m'étonne aussi de cette apparente (réelle ou non ?) indifférence de personnes ayant des enfants en bas âge, qui fêteront leurs 20 ans à peine avant 2030, époque à laquelle nous aurions dû diviser nos émissions de gaz à effet de serre par ... beaucoup, ce que nous ne sommes pas sur la voie de faire réellement...
Eux aussi attendent le " sursaut inattendu " ?
Si tout le monde se contente d'attendre, leurs enfants auront une vie difficile...
Je retourne dans mon canard sauce Beethoven...
Claude Lorius recevra demain le prix " Blue Planet " " l'une des plus prestigieuses récompenses internationales dans le domaine de l'environnement. ".
Extraits : " C'est sûr, nous aurons des catastrophes, des cataclysmes, des guerres. Les inondations, les sécheresses, les famines s'amplifieront, mais l'homme sera toujours là . .... je ne vois pas comment on va s'en sortir. ... J'étais confiant dans notre capacité à trouver une solution. Aujourd'hui, je ne le suis plus... sauf à espérer un sursaut inattendu de l'homme. "
Voilà qui me " rassure " : je ne suis pas seul à voir notre avenir sombre, très sombre...
Les bras ne m'en tombent pas : il y a un moment qu'ils sont au raz du sol, et ce long week end morose ne m'a pas permis de les raccrocher...
J'ai encore lu, relu, cherchant ce qui pouvait ressembler à un espoir digne de ce nom, susceptible de faire changer suffisamment la face des choses et de recolorer un peu cet avenir.
Ce que je lisais ?
Vous en trouverez une partie sur ma revue du web et j'ai écumé un certain nombre de sites traitant de l'environnement, des questions énergétiques et de société, de dynamique des populations, de géopolitique...
Tenez, une des dernières " bonnes nouvelles " reçues, elle tombe à l'instant : " The Real Price of Farmed Salmon " (Le véritable prix du saumon d'élevage).
Eh oui, le saumon d'élevage est une plaie, un polluant majeur sans compter que c'est un poisson tout à fait anormal, que l'on pourrait considérer comme " malade " en comparaison avec un de ses congénères sauvages.
En ce qui concerne l'état du vivant, allez donc faire un tour dans la section " Espèces " de cette revue du web : n'espérez pas y trouver quelque réconfort.
Il n'y a là que d'exécrables nouvelles, de nouvelles qui sonnent comme l'inventaire des dégâts que nous avons fait subir à nos compagnons de voyage sur cette planète.
La déroute environnementale est là , très largement amorcée bien avant la " crise " financière actuelle, et ses conséquences seront plus graves et plus durables qu'une récession mondiale.
Mais nous ne consacrons pas le centième des efforts qui seraient nécessaires pour la conjurer.
J'écrivais hier chez Isabelle : " On n'entre pas dans son salon avec des chaussures couvertes de boue, dit-on, c'est pourtant ce qu'a fait l'humanité au cours de ces 2 derniers siècles, et cela maintenant, dans bien des cas, en justifiant de marcher sur la moquette avec ses souliers crottés au nom des avantages que cela procure (des revenus, des emplois... voir par exemple l'exploitation des schistes bitumineux comme exemple particulièrement crade). "
Plus loin : " Nous avons mis en œuvre des processus nécrosants : la diminution de la biodiversité est une nécrose, la disparition des coraux en est une autre et je ne ferai pas d'inventaire tellement la liste serait longue.
Notre époque doit être celle de soins intensifs appliqués à une planète nécrosée...
Il serait d'autant plus stupide de ne pas se lancer dans cette entreprise difficile qu'elle est aussi indispensable que potentiellement génératrice de richesses à court, moyen et long terme pour peu que l'on sache bien s'organiser.
.... il faut que l'humanité sache dire "Yes we can", et sa capacité à le faire ou non nous indiquera son niveau de maturité. "
Aujourd'hui ce niveau de maturité vaut celui d'un gamin capricieux, souvent " malfaisant ", incroyablement teigneux et imbu de lui-même.
Je ne vois pas le " sursaut inattendu " venir : normal, s'il est inattendu...
J'ai également passé mon week end avec des sonates de Beethoven, dans l'interprétation de Stephen Kovacevich (EMI Classics) : magistral !
J'ai mangé du canard rôti : excellent !
Des marrons grillés : délicieux !
Mais il est vain de tenter de se réfugier dans un canard aux marrons pour écouter de la musique : le monde continue sa course folle sur sa planète bancale...
Je recevrai demain 5, 10, 15... mauvaises nouvelles ou confirmation que celles déjà reçue sont vraiment déplorables et même pires que ce que l'on supposait...
C'est ainsi chaque jour et je m'étonne : chacun de nous, qui disposons du Net, peut être au courant de nombreux faits alarmants et, si c'était le cas, nous constaterions peut-être des réactions plus pressantes notamment vis à vis des politiques pour que certains changements s'amorcent ?
Mais que font "les gens" de cet Internet qui nous permet de "tout savoir" ou presque ?
Cela ne leur sert-il qu'Ã guetter le dernier gadget "hi tech" qu'ils aimeraient s'offrir avant le voisin ?
Je m'étonne aussi de cette apparente (réelle ou non ?) indifférence de personnes ayant des enfants en bas âge, qui fêteront leurs 20 ans à peine avant 2030, époque à laquelle nous aurions dû diviser nos émissions de gaz à effet de serre par ... beaucoup, ce que nous ne sommes pas sur la voie de faire réellement...
Eux aussi attendent le " sursaut inattendu " ?
Si tout le monde se contente d'attendre, leurs enfants auront une vie difficile...
Je retourne dans mon canard sauce Beethoven...




Commentaires
1. Le mardi 21 juillet 2009 à 18:41, par beethoven
Ajouter un commentaire