30 000 hectares de maïs OGM en France en 2007 ? Notre agriculture toxique et stérilisante, et les combats de Bové, de Kokopelli...
Par jcm, dimanche 11 février 2007 à 11:36 :: OGM :: #48 :: rss
Il y a peu une vidéo de Canal+ était l'objet d'un petit remue ménage sur le Net : elle aurait été interdite, censurée, et démontrerait qu'un maïs OGM de Monsanto a des effets néfastes sur des rats.
Foie, reins et sang seraient endommagés, albumine et globulines affectées.
Cette vidéo n'a jamais été interdite et il est fort possible que ce maïs soit réellement toxique, nous ne disposons apparemment que de tests réalisés par la firme qui l'a créé pour s'en faire une idée, tests qui sont apparus comme relativement douteux à ceux qui les ont examinés de près.
On peut visionner cette vidéo ici : "Les OGM sont ils dangereux ?".
Le gouvernement français a décidé de ne pas publier ce rapport de tests au prétexte qu'ils étaient couverts par le "secret industriel" : c'est la réponse que fit le ministère de l'agriculture à Corinne Lepage qui désirait se le procurer.
Cette dissimulation avait suscité des protestations :
Les rats nourris aux OGM présentent de graves anomalies
Rapport sur le maïs génétiquement modifié MON 863 de la compagnie Monsanto, juin 2005
OGM : les autorités françaises veulent la confidentialité sur les études sanitaires
Europe : consensus des Etats-membres contre les OGM
OGM Chut !
S'il ne faut donc pas accorder de crédit à la rumeur (hoax) portant sur la censure de cette vidéo nous pouvons considérer qu'elle nous alerte bel et bien sur les dangers potentiel de cet OGM Mon 863 tout autant que sur 2 autres points.
Le premier est que seules les études produites par les compagnies existent : aucune étude indépendante n'est commandée avant une autorisation de mise sur le marché, et une seule étude portant sur des rats et une durée de 90 jours est-elle suffisante pour déclarer qu'un produit n'a pas de toxicité ?
Le second est que le gouvernement français ne souhaite visiblement pas que les citoyens(es) en sachent trop : pourquoi, alors que les tests de toxicité ne contiennent aucune donnée sensible sur l'obtention de l'OGM, et ne contiennent donc aucun secret industriel ?
Or nous pouvons nous interroger sur la toxicité à long terme des OGM : OGM, science et "cash-science".
On pourra par ailleurs voir que les OGM ne présentent pas que des avantages :
Le soja contre la vie
Comment l’Argentine s’est pris les pieds dans le soja transgénique.
Peut-on affirmer qu'ils ne sont pas dangereux ?
OGM : l'avis d'une scientifique.
La veille, Le Monde nous apprenait que Nicolas Sarkozy défend la recherche sur les OGM.
Et un encadré dans cet article avertissait :
(à lire dans l'article de Libération en lien ci-dessus).
En affirmant que "Plus rien n'est sous contrôle" M. Pées nous avoue qu'il a beaucoup de mal à "tenir ses troupes" et peut-être même a-t-il déjà constaté qu'il ne les tenait plus : cela signifierait que des OGM interdits seraient déjà cultivés en France.
S'ils le sont clandestinement on peut douter que les mesures de protection qui devraient s'appliquer à toute culture d'OGM soient mises en place, clandestinité oblige.
On peut alors supposer que certaines cultures de maïs destinées à l'alimentation humaine ont pu être contaminées par des cultures de maïs à vocation d'aliment pour le bétail ou de production d'éthanol.
Des contrôles de genôme sont-ils systématiquement effectués sur la production de chaque parcelle ?
Car ce serait aujourd'hui la seule façon de s'assurer que des maïs doux pour l'alimentation humaine ne sont pas contaminés, le contrôle statistique sur des lots mélangés étant peu significatifs du fait de la dilution des productions de chaque parcelle.
Si jusqu'à maintenant les arracheurs d'OGM, José Bové en tête, pouvaient s'appuyer sur les déclarations de cultures, les parcelles consacrées aux OGM étant clairement identifiées et situées, il semble que désormais on ne puisse plus se fier à rien sauf à une analyse génétique pour savoir si un champ est ou non dédié à des OGM.
A moins que des stratégies de dissimulation soient mises en place au niveau de la facturation, il sera donc probablement possible de débusquer les cultures clandestines, mais le mal aura été fait d'un point de vue biologique.
Notre sécurité alimentaire et la préservation de la qualité biologique de nos écosystèmes nécessitent donc que soient mis en place des contrôles rigoureux, fréquents et systématiques à différents niveaux : il est important que nos candidats aux présidentielles puis aux législatives qui suivront soient conscients de cela et se prononcent sur ce problème de la lutte contre des cultures clandestines d'OGM, comme sur la généralisation de leurs cultures à des fins commerciales !
Une campagne de "testing citoyen" qui devrait éveiller quelques craintes chez les agriculteurs qui voudraient transgresser la loi !
On apprendra beaucoup en lisant ce long et passionnant communiqué de l'association de préservation des semences anciennes, sur les groupements de semenciers (Le GNIS: de l'argent public jeté par la fenêtre), les lois très critiquables appliquées aux semences en France, l'histoire de la tomate, la "protection du consommateur" qui n'est pas toujours ce que l'on croît...
Si je tiens pour certain qu'une des meilleures bases de réforme de notre société est décrite dans le New deal écologique de Corinne Lepage je constate que nous avons aujourd'hui 3 candidats qui se montreraient probablement très efficaces en particulier vis à vis de cette question des OGM (sans oublier bien entendu d'autres points de la plus grande importance) : Corinne Lepage, Dominique Voynet et José Bové.
Il est important pour notre avenir que ces candidats puissent s'exprimer largement sur toutes les ondes et qu'ils recueillent de très nombreux suffrages !
Qu'ils se réveillent, nos médias !!
Foie, reins et sang seraient endommagés, albumine et globulines affectées.
Cette vidéo n'a jamais été interdite et il est fort possible que ce maïs soit réellement toxique, nous ne disposons apparemment que de tests réalisés par la firme qui l'a créé pour s'en faire une idée, tests qui sont apparus comme relativement douteux à ceux qui les ont examinés de près.
On peut visionner cette vidéo ici : "Les OGM sont ils dangereux ?".
Le gouvernement français a décidé de ne pas publier ce rapport de tests au prétexte qu'ils étaient couverts par le "secret industriel" : c'est la réponse que fit le ministère de l'agriculture à Corinne Lepage qui désirait se le procurer.
Cette dissimulation avait suscité des protestations :
Les rats nourris aux OGM présentent de graves anomalies
Rapport sur le maïs génétiquement modifié MON 863 de la compagnie Monsanto, juin 2005
OGM : les autorités françaises veulent la confidentialité sur les études sanitaires
Europe : consensus des Etats-membres contre les OGM
OGM Chut !
S'il ne faut donc pas accorder de crédit à la rumeur (hoax) portant sur la censure de cette vidéo nous pouvons considérer qu'elle nous alerte bel et bien sur les dangers potentiel de cet OGM Mon 863 tout autant que sur 2 autres points.
Le premier est que seules les études produites par les compagnies existent : aucune étude indépendante n'est commandée avant une autorisation de mise sur le marché, et une seule étude portant sur des rats et une durée de 90 jours est-elle suffisante pour déclarer qu'un produit n'a pas de toxicité ?
Le second est que le gouvernement français ne souhaite visiblement pas que les citoyens(es) en sachent trop : pourquoi, alors que les tests de toxicité ne contiennent aucune donnée sensible sur l'obtention de l'OGM, et ne contiennent donc aucun secret industriel ?
Or nous pouvons nous interroger sur la toxicité à long terme des OGM : OGM, science et "cash-science".
On pourra par ailleurs voir que les OGM ne présentent pas que des avantages :
Le soja contre la vie
Comment l’Argentine s’est pris les pieds dans le soja transgénique.
Peut-on affirmer qu'ils ne sont pas dangereux ?
OGM : l'avis d'une scientifique.
De plus en plus d'OGM en France ?
Il y a quelques jours Libération titrait un de ses articles : Le tabou anti-OGM vacille pour le maïs.La veille, Le Monde nous apprenait que Nicolas Sarkozy défend la recherche sur les OGM.
Et un encadré dans cet article avertissait :
"Au moins 30 000 hectares d'OGM seront cultivés en France cette année, contre 5 000 hectares en 2006 et moins de 1 000 en 2005, a déclaré, jeudi 8 février, Daniel Chéron, directeur général de Limagrain, la maison mère du semencier Vilmorin."Ainsi les maïsiculteurs du Sud-Ouest réunis dans le groupement Euralis font-ils pression pour augmenter fortement les surfaces consacrées aux OGM alors même que les autorisations n'ont pas été délivrées, et l'on sent peser la menace de cultures "sauvages" d'OGM par importation clandestines de semences :
"Les maïsiculteurs du Sud-Ouest peuvent acheter cette semence OGM à l'étranger, observe encore Christian Pèes. Plus rien n'est sous contrôle. Je préférerais que ce marché soit encadré."
(à lire dans l'article de Libération en lien ci-dessus).
Cultures clandestines ?
On pourra faire connaissance avec M. Pées, président d'Euralis, en visitant son blog : Le blog de Christian Pèes.En affirmant que "Plus rien n'est sous contrôle" M. Pées nous avoue qu'il a beaucoup de mal à "tenir ses troupes" et peut-être même a-t-il déjà constaté qu'il ne les tenait plus : cela signifierait que des OGM interdits seraient déjà cultivés en France.
S'ils le sont clandestinement on peut douter que les mesures de protection qui devraient s'appliquer à toute culture d'OGM soient mises en place, clandestinité oblige.
On peut alors supposer que certaines cultures de maïs destinées à l'alimentation humaine ont pu être contaminées par des cultures de maïs à vocation d'aliment pour le bétail ou de production d'éthanol.
Des contrôles de genôme sont-ils systématiquement effectués sur la production de chaque parcelle ?
Car ce serait aujourd'hui la seule façon de s'assurer que des maïs doux pour l'alimentation humaine ne sont pas contaminés, le contrôle statistique sur des lots mélangés étant peu significatifs du fait de la dilution des productions de chaque parcelle.
Si jusqu'à maintenant les arracheurs d'OGM, José Bové en tête, pouvaient s'appuyer sur les déclarations de cultures, les parcelles consacrées aux OGM étant clairement identifiées et situées, il semble que désormais on ne puisse plus se fier à rien sauf à une analyse génétique pour savoir si un champ est ou non dédié à des OGM.
Contrôle des cultures et des comptes : que disent les politiques ?
Une forme de contrôle a posteriori des contrevenants sera possible : l'auteur de culture clandestines d'OGM n'aura pas les mêmes factures, les mêmes fournisseurs de semences qu'un cultivateur de variétés de maïs autosisées.A moins que des stratégies de dissimulation soient mises en place au niveau de la facturation, il sera donc probablement possible de débusquer les cultures clandestines, mais le mal aura été fait d'un point de vue biologique.
Notre sécurité alimentaire et la préservation de la qualité biologique de nos écosystèmes nécessitent donc que soient mis en place des contrôles rigoureux, fréquents et systématiques à différents niveaux : il est important que nos candidats aux présidentielles puis aux législatives qui suivront soient conscients de cela et se prononcent sur ce problème de la lutte contre des cultures clandestines d'OGM, comme sur la généralisation de leurs cultures à des fins commerciales !
Kokopelli méfiante...
Il semble bien que Kokopelli craigne également des pollutions clandestines par les OGM :"Nous distribuerons au printemps des sachets de semences de maïs doux. Nous convions les jardiniers à les cultiver en leur jardin, à les savourer et à en garder une poignée de grains secs afin de l'envoyer, à l'automne, au Ministère de l'Agriculture et d'en demander une analyse de non-contamination génétique."Contre la Tyrannie des croyances de l'agriculture toxique.
Une campagne de "testing citoyen" qui devrait éveiller quelques craintes chez les agriculteurs qui voudraient transgresser la loi !
On apprendra beaucoup en lisant ce long et passionnant communiqué de l'association de préservation des semences anciennes, sur les groupements de semenciers (Le GNIS: de l'argent public jeté par la fenêtre), les lois très critiquables appliquées aux semences en France, l'histoire de la tomate, la "protection du consommateur" qui n'est pas toujours ce que l'on croît...
De la place dans les médias pour les candidats qui pourraient instituer les règles indispensable
Je n'ai pas eu vent qu'il ait été fait grand cas de cette menace de cultures clandestines d'OGM dans nos journaux télévisés, pourtant l'affaire et grave : transgression (possible, probable ?) de la loi et pollution génétique diffuse sont aussi inadmissibles l'une que l'autre.Si je tiens pour certain qu'une des meilleures bases de réforme de notre société est décrite dans le New deal écologique de Corinne Lepage je constate que nous avons aujourd'hui 3 candidats qui se montreraient probablement très efficaces en particulier vis à vis de cette question des OGM (sans oublier bien entendu d'autres points de la plus grande importance) : Corinne Lepage, Dominique Voynet et José Bové.
Il est important pour notre avenir que ces candidats puissent s'exprimer largement sur toutes les ondes et qu'ils recueillent de très nombreux suffrages !
Qu'ils se réveillent, nos médias !!




Commentaires
1. Le mercredi 14 février 2007 à 17:43, par agamemnon
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