Une "union cordiale de l'écologie politique" ne suffit pas, seul un programme / scénario changerait la donne de l'écologie politique
Par jcm, samedi 13 janvier 2007 à 12:05 :: General :: #43 :: rss
Face à l'éclatement des "écolo traditionnels", à la multiplicité et à la diversité des candidatures des "tenants de l'écologie" (Nicolas Hulot, Corinne Lepage, Dominique Voynet...), face à cette quasi certitude qu'à l'heure actuelle aucun de ces candidats n'a de chances de parvenir à se hisser au second tour de la présidentielle et face à la nécessité impérieuse que notre société prenne ce virage qui lui permettrait d'affronter efficacement les défis environnementaux, économiques et sociaux qui lui sont opposés, une "initiative citoyenne" vient d'être lancée sur des blogs, reproduite ci-dessous.
Ces blogs sont :
Eco Echos
Ecolo du jour
Met@llaH blOg d'un jeune vert de Limoges
Une autre initiative "rapprocherait" François Bayrou, Dominique Voynet et Corinne Lepage.
"Se rapprocher" ?
Mais quels pourrait être le résultat de ce rapprochement ?
A quel type de dynamique serait-il susceptible de donner lieu ?
Une tractation sur celle ou celui des trois qui aurait le plus de chances d'obtenir un score élevé au premier tour ?
La refonte des trois "programmes" en une plateforme commune qui s'inspirerait des propositions de chacun en des termes plus ou moins voisins ?
Parlons donc des programmes...
On lira dans la présentation du Pacte écologique de Nicolas Hulot :
Après un bref rappel de divers constats on lit dans la "Lettre ouverte au futur président de la république" :
Viennent 10 objectifs et 5 propositions rédigés sour la forme du "il faut" : "renforcer", "revoir", redistribuer, "instaurer", "mettre en place"...
Même type d'écriture dans le programme des "Verts" Changeons le monde, et je noterai au passage que les Verts ont bien des progrès à faire dans la mise en page d'un tel texte disposé en colonnes très étroites en petits caractères (d'une police qui n'est pas la plus lisible qu'on puisse trouver) qui font de sa lecture à l'écran un exercice très fatigant...
De la part de Corinne Lepage je retiendrai un document qui n'est pas son "programme" pour la présidentielle mais se trouve proche par la nature de son contenu des deux textes cités ci-dessus, à l'exception du fait qu'il n'utilise pas le même procédé d'écriture : c'est ce "New deal écologique" nommé Ecoresp que l'on pourra télécharger moyennant 5 euros (un document très bien écrit et présenté, d'une lecture facile à tous points de vue et enrichissante).
Il mêle des constats, plutôt bien étoffés, des exemples de solutions, des réflexions et des perspectives, en évaluant par exemple le nombre de créations d'emplois possibles à 273 000 d'ici 2010 si l'on entreprenait dès maintenant certains réajustements.
Par le biais de ces considérations typographiques et de présentation j'aborderai la question de la "lisibilité" de l'écologie politique et de son "accessibilité".
Que voit-on le plus généralement ?
Des constats que l'on estimera plus ou moins alarmants et des propositions de changement qui remettent en cause un grand nombre de nos pratiques, remises en cause qui se justifient en général parfaitement mais ne peuvent qu'inquiéter : elles bouleverseront nos modes de vie.
Quelle sera l'ampleur de ces bouleversements, leur calendrier, que devons-nous en attendre ?
Si l'on parcourt différents blogs et forums de discussion on constate la récurrence d'un certain type de question et d'objection : "qu'avons-nous à y gagner" et "combien cela coûtera-t-il" avec en général l'idée que les plus aisés seront moins affectés par les changements à opérer.
On peut donc penser que cette "lisibilité" de l'écologie politique se résume souvent à la conclusion d'un coût supplémentaire auquel tout le monde sera soumis, qui sera susceptible d'accroître les distances sociales et procurera des bénéfices qui ne se traduiront pas dans une amélioration de notre quotidien immédiat.
S'il est possible que chacun accède à l'idée que nous vivons sur un mode qui met en danger nos milieux et équilibres de vie, il sera difficile dans ces condition que chacun parvienne à se convaincre, jusqu'à le voter, de consentir à des "sacrifices" qui pourraient dépasser les moyens dont dispose une bonne partie de la population.
Ainsi cette idée débattue ici et là de taxer progressivement les énergies fossiles, et donc les carburants automobiles, ce qui pénaliserait les petits revenus lorsque l'utilisation d'un véhicule est indispensable pour certains déplacements auxquels on se trouve contraint.
Il en résulte que l'écologie politique présentée de cette façon est un objectif inaccessible pour la plupart, auquel on ne souscrira pas car il conduirait à se rendre volontairement la vie plus difficile.
Or dans "écologie politique" il y a "politique" et ce mot désigne un champ très vaste dans lequel on trouvera l'économie, le social...
Il me semble indispensable que cette "écologie politique" soit présentée sans que soit négligée une seule de ses dimensions, et cela de façon très claire, en répondant de façon nette à cette question d'éventuels "sacrifices" à consentir, et cela pour chaque couche de la population, chaque secteur d'activité.
Qu'elle ait une lisibilité non seulement écologique mais aussi économique et sociale.
Cela nécessite d'opérer une transition des programmes d'intentions ("il faut" : "renforcer", "revoir", redistribuer, "instaurer", "mettre en place"...) à des programmes de scénarios.
Des scénarios qui décriraient les processus de ces nécessaires changements en présentant leurs impacts économique et sociaux sous forme chiffrée.
Et je reprendrai cette figuration chinoise du mot "crise" qui allie danger et opportunité : l'écologie politique, au travers de la plupart des programmes, nous présente le premier idéogramme en détail et l'intention d'écrire peut-être le second, nul ne le sait...
C'est sur ce second idéogramme que l'écologie politique pourrait construire sa force, une force qui pourrait la conduire à de meilleurs scores à la présidentielle si elle parvenait à établir que les changements nécessaires ne peuvent se concevoir en un grand sacrifice commun mais au contraire nous offrent l'occasion de nous lancer dans des processus d'un grand dynamisme, qui profiteraient à tous, rapidement et durablement.
Sur ce plan différentes études montrent que l'ampleur et le nombre des chantiers à ouvrir pourraient nous conduire à un net sursaut économique (vu sous l'angle d'une croissance du PIB) avec des impacts positifs multiples sur l'emploi, l'abondement des différentes caisses sociales (chômage, retraites, sécurité sociale...), la balance du commerce extérieur (par baisse régulière des importations d'énergie...).
En effet le réaménagement de notre pays à l'économie d'énergie et la modification d'un certain nombre de nos habitudes seront sources de richesses qui pourraient être assez équitablement distribuées, et le démontrer pourrait réduire à néant cette idée de "sacrifices" consentis à l'environnement ou à l'écologie.
Sous quel angle ces rapprochements entre François Bayrou, Nicolas Hulot, Corinne Lepage et Dominique Voynet pourraient-ils porter les meilleurs fruits ?
Sous celui de cette mutation des programmes de l'intention vers le scénario qui porterait l'écologie à sa plénitude politique : voilà probablement une tâche à laquelle ils devraient s'attaquer.
Cela nous permettrait peut-être de sortir d'une campagne de formules qui réduit dramatiquement le sens et la portée des discours (mais peut révéler d'inquiétantes proximités : Axe du mal et parler vrai), de désamorcer certains propos aux effets diviseurs (riches contre pauvres, courageux contre paresseux...).
Et l'on peut penser qu'un dynamisme nouveau nous est absolument nécessaire pour affronter l'avenir, un dynamisme qui serait peut-être susceptible de nous rapprocher au delà des "tendances" et nous conduire à être plus nombreux à penser que nous partageons le même destin.
Un destin commun qui est déjà malmené par diverses pollutions, la perte mondiale de biodiversité... et risque de l'être encore plus demain.
Ne négligeons donc rien pour mettre en oeuvre ce dynamisme et, comme l'écrit Corinne Lepage : "Osons ce que nous voulons" !!!
Pour une union cordiale de l'écologie politique - N.Hulot - C.Lepage D. Voynet.
Non à une candidature solitaire de N. Hulot
Les présidentielles de 2007 sont une chance unique de faire ENFIN émerger une politique écologiste sur le plan national. Cette opportunité ne se représentera pas demain.
L'heure est au rassemblement car c'est bien la Terre qui va mal et notre avenir qui est en question.
Crédité de 11 % des voix, Nicolas Hulot, s'il se présentait, ne serait de toute manière pas élu. Dominique Voynet ou Corinne Lepage ne seront, bien entendu, pas plus élues que lui. Mais la candidature Hulot anéantirait en profondeur les deux partis de l'écologie politique en France, privant ces derniers des capacités qu'ils utilisent depuis toujours pour agir, politiquement, sur le terrain. Nous ne pouvons nous permettre ce luxe.
Mais nous ne pouvons pas non plus nous permettre de rater la tribune.
Dans quelques années, nos enfants nous demanderont pourquoi ces idées ont mis tant de temps pour être réalisées...
Il est temps que les choses avancent.
C'est pourquoi nous demandons à Nicolas Hulot, Corinne Lepage et Dominique Voynet de se rapprocher. Sans remettre en cause leur indépendance et leurs différences.
Comme d'autres partis ont su le faire pour faire avancer leurs idées communes et les mener au pouvoir, sans remettre en cause leur indépendance et leurs différences.
Il y va de notre avenir à tous.
Ces blogs sont :
Eco Echos
Ecolo du jour
Met@llaH blOg d'un jeune vert de Limoges
Une autre initiative "rapprocherait" François Bayrou, Dominique Voynet et Corinne Lepage.
"Se rapprocher" ?
Mais quels pourrait être le résultat de ce rapprochement ?
A quel type de dynamique serait-il susceptible de donner lieu ?
Une tractation sur celle ou celui des trois qui aurait le plus de chances d'obtenir un score élevé au premier tour ?
La refonte des trois "programmes" en une plateforme commune qui s'inspirerait des propositions de chacun en des termes plus ou moins voisins ?
Parlons donc des programmes...
On lira dans la présentation du Pacte écologique de Nicolas Hulot :
En chinois, le mot "crise" est représenté par deux idéogrammes : le danger et l'opportunité. Le Pacte écologique est une chance unique d'engager une profonde mutation de nos sociétés.
Après un bref rappel de divers constats on lit dans la "Lettre ouverte au futur président de la république" :
Nous devons impérativement opérer une évolution en profondeur vers d'autres façons de produire, de travailler, de consommer, de se nourrir, de se loger, de se déplacer, de se chauffer...
Viennent 10 objectifs et 5 propositions rédigés sour la forme du "il faut" : "renforcer", "revoir", redistribuer, "instaurer", "mettre en place"...
Même type d'écriture dans le programme des "Verts" Changeons le monde, et je noterai au passage que les Verts ont bien des progrès à faire dans la mise en page d'un tel texte disposé en colonnes très étroites en petits caractères (d'une police qui n'est pas la plus lisible qu'on puisse trouver) qui font de sa lecture à l'écran un exercice très fatigant...
De la part de Corinne Lepage je retiendrai un document qui n'est pas son "programme" pour la présidentielle mais se trouve proche par la nature de son contenu des deux textes cités ci-dessus, à l'exception du fait qu'il n'utilise pas le même procédé d'écriture : c'est ce "New deal écologique" nommé Ecoresp que l'on pourra télécharger moyennant 5 euros (un document très bien écrit et présenté, d'une lecture facile à tous points de vue et enrichissante).
Il mêle des constats, plutôt bien étoffés, des exemples de solutions, des réflexions et des perspectives, en évaluant par exemple le nombre de créations d'emplois possibles à 273 000 d'ici 2010 si l'on entreprenait dès maintenant certains réajustements.
Par le biais de ces considérations typographiques et de présentation j'aborderai la question de la "lisibilité" de l'écologie politique et de son "accessibilité".
Que voit-on le plus généralement ?
Des constats que l'on estimera plus ou moins alarmants et des propositions de changement qui remettent en cause un grand nombre de nos pratiques, remises en cause qui se justifient en général parfaitement mais ne peuvent qu'inquiéter : elles bouleverseront nos modes de vie.
Quelle sera l'ampleur de ces bouleversements, leur calendrier, que devons-nous en attendre ?
Si l'on parcourt différents blogs et forums de discussion on constate la récurrence d'un certain type de question et d'objection : "qu'avons-nous à y gagner" et "combien cela coûtera-t-il" avec en général l'idée que les plus aisés seront moins affectés par les changements à opérer.
On peut donc penser que cette "lisibilité" de l'écologie politique se résume souvent à la conclusion d'un coût supplémentaire auquel tout le monde sera soumis, qui sera susceptible d'accroître les distances sociales et procurera des bénéfices qui ne se traduiront pas dans une amélioration de notre quotidien immédiat.
S'il est possible que chacun accède à l'idée que nous vivons sur un mode qui met en danger nos milieux et équilibres de vie, il sera difficile dans ces condition que chacun parvienne à se convaincre, jusqu'à le voter, de consentir à des "sacrifices" qui pourraient dépasser les moyens dont dispose une bonne partie de la population.
Ainsi cette idée débattue ici et là de taxer progressivement les énergies fossiles, et donc les carburants automobiles, ce qui pénaliserait les petits revenus lorsque l'utilisation d'un véhicule est indispensable pour certains déplacements auxquels on se trouve contraint.
Il en résulte que l'écologie politique présentée de cette façon est un objectif inaccessible pour la plupart, auquel on ne souscrira pas car il conduirait à se rendre volontairement la vie plus difficile.
Or dans "écologie politique" il y a "politique" et ce mot désigne un champ très vaste dans lequel on trouvera l'économie, le social...
Il me semble indispensable que cette "écologie politique" soit présentée sans que soit négligée une seule de ses dimensions, et cela de façon très claire, en répondant de façon nette à cette question d'éventuels "sacrifices" à consentir, et cela pour chaque couche de la population, chaque secteur d'activité.
Qu'elle ait une lisibilité non seulement écologique mais aussi économique et sociale.
Cela nécessite d'opérer une transition des programmes d'intentions ("il faut" : "renforcer", "revoir", redistribuer, "instaurer", "mettre en place"...) à des programmes de scénarios.
Des scénarios qui décriraient les processus de ces nécessaires changements en présentant leurs impacts économique et sociaux sous forme chiffrée.
Et je reprendrai cette figuration chinoise du mot "crise" qui allie danger et opportunité : l'écologie politique, au travers de la plupart des programmes, nous présente le premier idéogramme en détail et l'intention d'écrire peut-être le second, nul ne le sait...
C'est sur ce second idéogramme que l'écologie politique pourrait construire sa force, une force qui pourrait la conduire à de meilleurs scores à la présidentielle si elle parvenait à établir que les changements nécessaires ne peuvent se concevoir en un grand sacrifice commun mais au contraire nous offrent l'occasion de nous lancer dans des processus d'un grand dynamisme, qui profiteraient à tous, rapidement et durablement.
Sur ce plan différentes études montrent que l'ampleur et le nombre des chantiers à ouvrir pourraient nous conduire à un net sursaut économique (vu sous l'angle d'une croissance du PIB) avec des impacts positifs multiples sur l'emploi, l'abondement des différentes caisses sociales (chômage, retraites, sécurité sociale...), la balance du commerce extérieur (par baisse régulière des importations d'énergie...).
En effet le réaménagement de notre pays à l'économie d'énergie et la modification d'un certain nombre de nos habitudes seront sources de richesses qui pourraient être assez équitablement distribuées, et le démontrer pourrait réduire à néant cette idée de "sacrifices" consentis à l'environnement ou à l'écologie.
Sous quel angle ces rapprochements entre François Bayrou, Nicolas Hulot, Corinne Lepage et Dominique Voynet pourraient-ils porter les meilleurs fruits ?
Sous celui de cette mutation des programmes de l'intention vers le scénario qui porterait l'écologie à sa plénitude politique : voilà probablement une tâche à laquelle ils devraient s'attaquer.
Cela nous permettrait peut-être de sortir d'une campagne de formules qui réduit dramatiquement le sens et la portée des discours (mais peut révéler d'inquiétantes proximités : Axe du mal et parler vrai), de désamorcer certains propos aux effets diviseurs (riches contre pauvres, courageux contre paresseux...).
Et l'on peut penser qu'un dynamisme nouveau nous est absolument nécessaire pour affronter l'avenir, un dynamisme qui serait peut-être susceptible de nous rapprocher au delà des "tendances" et nous conduire à être plus nombreux à penser que nous partageons le même destin.
Un destin commun qui est déjà malmené par diverses pollutions, la perte mondiale de biodiversité... et risque de l'être encore plus demain.
Ne négligeons donc rien pour mettre en oeuvre ce dynamisme et, comme l'écrit Corinne Lepage : "Osons ce que nous voulons" !!!




Commentaires
1. Le samedi 13 janvier 2007 à 13:51, par So-Ann
2. Le samedi 13 janvier 2007 à 14:46, par jcm
3. Le samedi 13 janvier 2007 à 16:33, par So-Ann
4. Le samedi 13 janvier 2007 à 18:09, par jcm
5. Le dimanche 14 janvier 2007 à 00:21, par isabelle
6. Le dimanche 14 janvier 2007 à 18:23, par loic
7. Le mardi 23 janvier 2007 à 11:08, par gaia
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