Présidentielles : ces candidats qui nous feront la p'eau... l'écologie est-elle un gadget ?
Par jcm, vendredi 5 janvier 2007 à 11:59 :: General :: #42 :: rss
Ah ce "pacte" de Nicolas Hulot qui nous ferait croire que tous nos politiques ou presque sont des "écologiste" dans l'âme depuis un bon moment...
Ah ces soudaines promesses que, cette fois...
Et ceci de la part de ceux qui nous dirigent ou nous ont dirigés depuis un bon moment et, de ce fait, nous conduisent inexorablement vers des moments difficiles.
Prenons donc un exemple des difficultés que nous rencontrons, dont visiblement une grande partie de la population ne semble pas vraiment se soucier, ou se soucie avec suffisamment de modération pour que cela n'ait aucun impact sur les décisions prises : l'eau, son degré élevé de pollution, son prix.
Combien de "lois sur l'eau" ces dernières années ?
Des eaux dans lesquelles se retrouvent à peu près tout ce que l'on peut imaginer comme déchets et je n'en répéterai pas l'inventaire, vous le trouverez en lisant : En revenant 15 à 20 ans en arrière on peut identifier les pratiques, bien réelles cette fois, à l’origine d’une pollution sans cesse croissante des ressources en eau.
La lecture de ce blog est très intéressante !
Mais illustrons un peu, afin de mieux appréhender ces questions, et voyons du côté des nitrates agricoles.

Voici l'évolution de la teneur en nitrates des eaux de surface en France de 1971 à 2003, graphe que vous trouverez sous une autre forme dans ce document de l'IFEN : IFEN Synthèse 2006 (page 18, en pdf).
En vert, les eaux dont la qualité peut être considérée comme "bonne" à "très bonne".
On voit que leur proportion s'est réduite de 91% en 1971 à environ 48% en 2003, dans un glissement assez régulier, avec une nette augmentation des eaux contenant plus de 25 mg/l de NO3.
Si l'on est tenté de se réjouir en consultant les chiffres de l'Unifa (qui représente les industrie du secteur de la chimie) sur L'évolution des livraisons de fertilisants minéraux de N, P2O5, K2O, qui semblent montrer une baisse des livraisons de nitrates, revoyons cette courbe sous un autre angle.

En recalant la courbe par rapport à zéro on a une vision différente de l'évolution, la baisse des livraisons devient moins "impressionnante" mais il faut rapporter cette courbe à une autre, que nous délivre également l'Unifa : Evolution des doses moyennes de N, P2O5, K2O en kg/ha fertilisable depuis plus de 30 ans (pdf).
En page 2 nous avons cette évolution globale pour la France : celle des livraisons de nitrates rapportées à l'hectare de surface fertilisable.

De 57 kg/ha en 1971 nous sommes passés à 90 kg/ha en 2004/2005 : le fait que le volume total de livraisons ait légèrement diminué a donc dû correspondre à une diminution des surfaces enrichies en nitrates.
Par contre on peut se demander ce qui justifie ce presque doublement de l'apport par hectare : nos terres seraient-elles à ce point en voie de stérilisation qu'il faudrait leur apporter de plus en plus de ces substances indispensables à la croissance des plantes, au point que l'on pourrait presque qualifier ces terres de "sols artificiels", et morts ?
Car en milieu naturel les sols "vivent", évoluent, se renouvellent, c'est ce que l'on appelle la pédogenèse, phénomène qui ne peut exister qu'en présence de micro-organismes, végétaux et animaux et qui permet la transformation de la roche-mère en un sol (L'avenir des vers de terre est dans le pré).
Cette pédogenèse fait jouer différents phénomènes et notamment des transferts verticaux de matière (notamment par l'action des lombrics et de très nombreux micro-organismes) qui favorisent à la fois la bonne décomposition des végétaux morts et l'apport aux couches superficielles de minéraux issus de la roche : on comprend que si les organismes vivants ont été plus ou moins complètement éliminés des sols il leur sera impossible de s'auto régénérer.
Il sera intéressant de consulter à ce propos les liens de la rubrique "Fertilisation" sur la page Agriculture biologique ? Incontournable à terme ! et revenons aux nitrates...
La mise en culture des agrocarburants risque fort de faire grimper les ventes de nitrates (et autres engrais) dans les années à venir, et c'est probablement ce que l'on peut déjà constater dans le domaine des produits phytopharmaceutiques.
On trouvera sur le site de l'UIPP , Tonnage de substances actives vendues en France une courbe qui ressemble à celle-ci :

On serait rassuré de découvrir que ces ventes ont diminué de façon importante entre 1999 et 2003, passant de plus de 120 000 tonnes à moins de 75 000 tonnes, mais on constate qu'elles remontent depuis cette date.
La campagne 2004/2005 a connu une hausse de 5,4 % (pour se situer à 1,867 milliard d’euros) sur le marché des produits phytopharmaceutiques, avec une stabilité sur les herbicides, une hausse de 10% sur les fongicides liée à l'augmentation des surfaces consacrées au colza en 2005 (et l'on peut voir là l'influence du développement des biocarburants) et une hausse de 2,7 % sur les insecticides, ce qui doit nous réjouir à l'heure où il semble que certaines populations d'insectes sont en fort déclin...
On y apprend aussi que la campagne 2005/2006 a été marquée par une baisse générale : OUF !
Cette baisse pourrait être imputable à "des pressions économiques et administratives très pénalisantes" et des difficultés économiques, notamment chez les viticulteurs.
Mais on apprend aussi que le revenu moyen des agriculteurs a augmenté : Hausse de 15% du revenu agricole en 2006, grâce aux prix mondiaux.
On peut en déduire que disposant de plus de liquidités les agriculteurs se montreront peut-être plus généreux vis à vis de l'industrie des produits phytopharmaceutiques pour la campagne 2006/2007, produits qui font si bien grimper nos factures d'eau par traitements de dépollution interposés...
L'augmentation programmée des surfaces consacrées aux biocarburants "à la française" doit nous faire craindre une forte reprise des ventes de produits phytopharmaceutiques, et le choix des espèces retenues (blé, betterave, colza et maïs) est de plus en plus critiqué : La Confédération paysanne interpelle le gouvernement sur ses choix en matière de développement des agro-carburants.
Ainsi l'Ifen envisage que "
Or on a constaté en 2004 une augmentation des ventes de 5% sur les produits phytopharmaceutiques : attendons-nous à ce que ce taux de croissance des ventes soit proportionnel à la croissance des surfaces cultivées pour les agrocarburants, ce qui provoquera un bond assez considérable...
J'ai placé sur ce graphique une zone à 40% du tonnage vendu qui illustre ce à quoi nous aurions pu arriver à l'exemple de ce qu'ont fait différents pays (Norvège, Suède, Danemark...) sans réduction du revenu des agriculteurs (Pesticides dans l’Union européenne).
Réduire fortement l'utilisation de produits phytopharmaceutiques
C'est une nécessité et l'on voit que la tendance risque de s'inscrire à la hausse.
Certes une taxe, la TGAP (Taxe générale sur les activités polluantes), existe, mais elle est très contestée en ne semble pas avoir d'effets notables notamment du fait qu'elle n'est pas payée directement par les agriculteurs.
Pourtant nous avons vu que tant par les nitrates que par les produits phytopharmaceutiques nos eaux sont gravement polluées et le resteront longtemps.
Je n'ai pas publié ici de graphique sur la pollution des eaux souterraines par les produits phytopharmaceutiques : il faut savoir que cette pollution se manifeste avec un retard de plusieurs années, jusqu'à 10 ou 15 ans peut-être, qui est le temps de percolation des polluants dans les sols pour qu'ils atteignent les nappes phréatiques.
Cela signifie que les tonnages record de produits phytopharmaceutiques de 1999 n'ont peut-être pas atteint ces nappes dans un certain nombre de régions.
La particulier paye la quasi totalité de la facture
Il la paye par le prix de l'eau et par différents types de problèmes de santé.
Géopolitique et guerre de l'eau - France.
Les pesticides responsables de cancers selon une nouvelle étude britannique
Mais soyons bien conscients que les problèmes liés à l'eau ne peuvent dans l'état actuel des choses que s'amplifier car nous n'avons aucune politique qui permette de résoudre ceux que nous connaissons actuellement, dont nous avons vu qu'ils pourraient s'aggraver du fait de l'intensification des cultures.
Cela ne doit pas nous faire oublier que d'autres causes d'aggravation peuvent exister et les météorologues britanniques nous prédisent une année 2007 avec de nouveaux records de chaleur : Réchauffement climatique : les températures pourraient battre des records en 2007.
Qu'en sera-t-il du point de vue des précipitations ?
Devons-nous nous attendre à une aridité sans précédent ?
Changer d'agriculture
Réduire la vulnérabilité de l’agriculture à un risque accru de manque d'eau (pdf), telle est le titre de cette étude commanditée par le ministre de l’Agriculture et de la Pêche à l'INRA et parue le 19 octobre 2006.
Notre indépendance alimentaire pourrait être remise en cause par le réchauffement climatique, notre santé l'est pas la qualité déplorable de nos eaux...
On le voit des changements sont indispensables, ils portent sur des sujets absolument vitaux.
Et j'en reviens à ces "pactes", "programmes", "promesses électorales" : comment y sont abordées ces questions d'une grande gravité ?
Quels types de relations entre candidats, électeurs et agriculteurs pourront s'établir afin que chacun devienne conscient qu'il y a là des enjeux d'une importance capitale pour notre avenir ?
Aurons-nous des débats directs, clairs sur ces thèmes ou passeront-ils à la trape d'un discours très dilué sur une "écologie de principe" qui se transformerait dans les faits à cette "écologie de parole" qui a si bien caractérisé les quinquennats de notre actuel président, qui consiste à ne faire que le minimum inévitable (et autant que possible à reculons) ?
Quelqu'un, dans notre personnel politique, se décidera-t-il enfin à admettre que la question "L'agriculture biologique peut-elle nous nourrir tous ?" a reçu diverses réponses positives ?
Et à agir en conséquence ?
Un exemple sur les questions de rentabilité : La production intégrée de blé plus rentable que l'agriculture raisonnée !.
Ah ces soudaines promesses que, cette fois...
Et ceci de la part de ceux qui nous dirigent ou nous ont dirigés depuis un bon moment et, de ce fait, nous conduisent inexorablement vers des moments difficiles.
Prenons donc un exemple des difficultés que nous rencontrons, dont visiblement une grande partie de la population ne semble pas vraiment se soucier, ou se soucie avec suffisamment de modération pour que cela n'ait aucun impact sur les décisions prises : l'eau, son degré élevé de pollution, son prix.
Combien de "lois sur l'eau" ces dernières années ?
Des eaux dans lesquelles se retrouvent à peu près tout ce que l'on peut imaginer comme déchets et je n'en répéterai pas l'inventaire, vous le trouverez en lisant : En revenant 15 à 20 ans en arrière on peut identifier les pratiques, bien réelles cette fois, à l’origine d’une pollution sans cesse croissante des ressources en eau.
La lecture de ce blog est très intéressante !
Mais illustrons un peu, afin de mieux appréhender ces questions, et voyons du côté des nitrates agricoles.

Voici l'évolution de la teneur en nitrates des eaux de surface en France de 1971 à 2003, graphe que vous trouverez sous une autre forme dans ce document de l'IFEN : IFEN Synthèse 2006 (page 18, en pdf).
En vert, les eaux dont la qualité peut être considérée comme "bonne" à "très bonne".
On voit que leur proportion s'est réduite de 91% en 1971 à environ 48% en 2003, dans un glissement assez régulier, avec une nette augmentation des eaux contenant plus de 25 mg/l de NO3.
Si l'on est tenté de se réjouir en consultant les chiffres de l'Unifa (qui représente les industrie du secteur de la chimie) sur L'évolution des livraisons de fertilisants minéraux de N, P2O5, K2O, qui semblent montrer une baisse des livraisons de nitrates, revoyons cette courbe sous un autre angle.

En recalant la courbe par rapport à zéro on a une vision différente de l'évolution, la baisse des livraisons devient moins "impressionnante" mais il faut rapporter cette courbe à une autre, que nous délivre également l'Unifa : Evolution des doses moyennes de N, P2O5, K2O en kg/ha fertilisable depuis plus de 30 ans (pdf).
En page 2 nous avons cette évolution globale pour la France : celle des livraisons de nitrates rapportées à l'hectare de surface fertilisable.

De 57 kg/ha en 1971 nous sommes passés à 90 kg/ha en 2004/2005 : le fait que le volume total de livraisons ait légèrement diminué a donc dû correspondre à une diminution des surfaces enrichies en nitrates.
Par contre on peut se demander ce qui justifie ce presque doublement de l'apport par hectare : nos terres seraient-elles à ce point en voie de stérilisation qu'il faudrait leur apporter de plus en plus de ces substances indispensables à la croissance des plantes, au point que l'on pourrait presque qualifier ces terres de "sols artificiels", et morts ?
Car en milieu naturel les sols "vivent", évoluent, se renouvellent, c'est ce que l'on appelle la pédogenèse, phénomène qui ne peut exister qu'en présence de micro-organismes, végétaux et animaux et qui permet la transformation de la roche-mère en un sol (L'avenir des vers de terre est dans le pré).
Cette pédogenèse fait jouer différents phénomènes et notamment des transferts verticaux de matière (notamment par l'action des lombrics et de très nombreux micro-organismes) qui favorisent à la fois la bonne décomposition des végétaux morts et l'apport aux couches superficielles de minéraux issus de la roche : on comprend que si les organismes vivants ont été plus ou moins complètement éliminés des sols il leur sera impossible de s'auto régénérer.
Il sera intéressant de consulter à ce propos les liens de la rubrique "Fertilisation" sur la page Agriculture biologique ? Incontournable à terme ! et revenons aux nitrates...
La mise en culture des agrocarburants risque fort de faire grimper les ventes de nitrates (et autres engrais) dans les années à venir, et c'est probablement ce que l'on peut déjà constater dans le domaine des produits phytopharmaceutiques.
On trouvera sur le site de l'UIPP , Tonnage de substances actives vendues en France une courbe qui ressemble à celle-ci :

On serait rassuré de découvrir que ces ventes ont diminué de façon importante entre 1999 et 2003, passant de plus de 120 000 tonnes à moins de 75 000 tonnes, mais on constate qu'elles remontent depuis cette date.
La campagne 2004/2005 a connu une hausse de 5,4 % (pour se situer à 1,867 milliard d’euros) sur le marché des produits phytopharmaceutiques, avec une stabilité sur les herbicides, une hausse de 10% sur les fongicides liée à l'augmentation des surfaces consacrées au colza en 2005 (et l'on peut voir là l'influence du développement des biocarburants) et une hausse de 2,7 % sur les insecticides, ce qui doit nous réjouir à l'heure où il semble que certaines populations d'insectes sont en fort déclin...
On y apprend aussi que la campagne 2005/2006 a été marquée par une baisse générale : OUF !
Cette baisse pourrait être imputable à "des pressions économiques et administratives très pénalisantes" et des difficultés économiques, notamment chez les viticulteurs.
Mais on apprend aussi que le revenu moyen des agriculteurs a augmenté : Hausse de 15% du revenu agricole en 2006, grâce aux prix mondiaux.
On peut en déduire que disposant de plus de liquidités les agriculteurs se montreront peut-être plus généreux vis à vis de l'industrie des produits phytopharmaceutiques pour la campagne 2006/2007, produits qui font si bien grimper nos factures d'eau par traitements de dépollution interposés...
L'augmentation programmée des surfaces consacrées aux biocarburants "à la française" doit nous faire craindre une forte reprise des ventes de produits phytopharmaceutiques, et le choix des espèces retenues (blé, betterave, colza et maïs) est de plus en plus critiqué : La Confédération paysanne interpelle le gouvernement sur ses choix en matière de développement des agro-carburants.
Ainsi l'Ifen envisage que "
les cultures aux fins de biocarburants pourraient atteindre 1,5 à 2 millions d'hectares en 2010. Elles seraient" (L'intérêt des biocarburants pour l'environnement).
alors plus de 5 fois celles de 2004 et s'étendraient durablement en dehors des jachères.
Or on a constaté en 2004 une augmentation des ventes de 5% sur les produits phytopharmaceutiques : attendons-nous à ce que ce taux de croissance des ventes soit proportionnel à la croissance des surfaces cultivées pour les agrocarburants, ce qui provoquera un bond assez considérable...
J'ai placé sur ce graphique une zone à 40% du tonnage vendu qui illustre ce à quoi nous aurions pu arriver à l'exemple de ce qu'ont fait différents pays (Norvège, Suède, Danemark...) sans réduction du revenu des agriculteurs (Pesticides dans l’Union européenne).
Réduire fortement l'utilisation de produits phytopharmaceutiques
C'est une nécessité et l'on voit que la tendance risque de s'inscrire à la hausse.
Certes une taxe, la TGAP (Taxe générale sur les activités polluantes), existe, mais elle est très contestée en ne semble pas avoir d'effets notables notamment du fait qu'elle n'est pas payée directement par les agriculteurs.
Pourtant nous avons vu que tant par les nitrates que par les produits phytopharmaceutiques nos eaux sont gravement polluées et le resteront longtemps.
Je n'ai pas publié ici de graphique sur la pollution des eaux souterraines par les produits phytopharmaceutiques : il faut savoir que cette pollution se manifeste avec un retard de plusieurs années, jusqu'à 10 ou 15 ans peut-être, qui est le temps de percolation des polluants dans les sols pour qu'ils atteignent les nappes phréatiques.
Cela signifie que les tonnages record de produits phytopharmaceutiques de 1999 n'ont peut-être pas atteint ces nappes dans un certain nombre de régions.
La particulier paye la quasi totalité de la facture
Il la paye par le prix de l'eau et par différents types de problèmes de santé.
L'incidence des cancers gastriques dans le Finistère est deux fois plus élevée qu'à l'échelon national. Cette région est par ailleurs caractérisée par les concentrations élevées de nitrates retrouvées notamment dans l'eau de boisson.
Géopolitique et guerre de l'eau - France.
Les pesticides responsables de cancers selon une nouvelle étude britannique
Mais soyons bien conscients que les problèmes liés à l'eau ne peuvent dans l'état actuel des choses que s'amplifier car nous n'avons aucune politique qui permette de résoudre ceux que nous connaissons actuellement, dont nous avons vu qu'ils pourraient s'aggraver du fait de l'intensification des cultures.
Cela ne doit pas nous faire oublier que d'autres causes d'aggravation peuvent exister et les météorologues britanniques nous prédisent une année 2007 avec de nouveaux records de chaleur : Réchauffement climatique : les températures pourraient battre des records en 2007.
Qu'en sera-t-il du point de vue des précipitations ?
Devons-nous nous attendre à une aridité sans précédent ?
Changer d'agriculture
Réduire la vulnérabilité de l’agriculture à un risque accru de manque d'eau (pdf), telle est le titre de cette étude commanditée par le ministre de l’Agriculture et de la Pêche à l'INRA et parue le 19 octobre 2006.
Notre indépendance alimentaire pourrait être remise en cause par le réchauffement climatique, notre santé l'est pas la qualité déplorable de nos eaux...
On le voit des changements sont indispensables, ils portent sur des sujets absolument vitaux.
Et j'en reviens à ces "pactes", "programmes", "promesses électorales" : comment y sont abordées ces questions d'une grande gravité ?
Quels types de relations entre candidats, électeurs et agriculteurs pourront s'établir afin que chacun devienne conscient qu'il y a là des enjeux d'une importance capitale pour notre avenir ?
Aurons-nous des débats directs, clairs sur ces thèmes ou passeront-ils à la trape d'un discours très dilué sur une "écologie de principe" qui se transformerait dans les faits à cette "écologie de parole" qui a si bien caractérisé les quinquennats de notre actuel président, qui consiste à ne faire que le minimum inévitable (et autant que possible à reculons) ?
Quelqu'un, dans notre personnel politique, se décidera-t-il enfin à admettre que la question "L'agriculture biologique peut-elle nous nourrir tous ?" a reçu diverses réponses positives ?
Et à agir en conséquence ?
Un exemple sur les questions de rentabilité : La production intégrée de blé plus rentable que l'agriculture raisonnée !.









Commentaires
1. Le dimanche 7 janvier 2007 à 19:28, par So-Ann
2. Le dimanche 7 janvier 2007 à 20:09, par jcm
3. Le lundi 8 janvier 2007 à 16:16, par So-Ann
4. Le lundi 8 janvier 2007 à 16:51, par Grégoire
5. Le lundi 8 janvier 2007 à 18:35, par jcm
6. Le mardi 9 janvier 2007 à 10:11, par So-Ann
7. Le jeudi 11 janvier 2007 à 02:49, par loic
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