Une expérience conduite par Paul Foster, de l’Australian National University à Canberra, consistant à introduire dans des pois un gêne de résistance à un insecte ravageur, a été interrompue.
Les animaux qui se nourrissaient de petits pois résistants aux insectes ont développé une inflammation des poumons et une augmentation des anticorps dans le sérum sanguin.
......si cette expérience avait été menée par une compagnie privée, ces résultats n’auraient jamais été rendus publics.......
Voir le texte complet sur Les effets secondaires des OGM

Cette expérience semble nous montrer un cycle assez abouti, qui consiste à explorer l'ensemble des conséquences d'un travail et de décider s'il fournit ou non un progrès, ce progrès correspondant à un bilan global des caractéristiques du résultat obtenu.

Et cette expérience correspond bien à ce que doit être la science : une recherche dont les résultats seront intégralement publiés notamment dans le but que les résultats puissent être analysés par les pairs de ceux qui ont effectué le travail.

Et l'on a vu que même des résultats publiés pouvaient n'être que des faux qui parvenaient cependant à franchir le filtre de la validation par les pairs.

En matière d'OGM la grande transparence ne semble pas au rendez-vous (voir le lien "OGM et citoyens" ci-contre, OGM : ce qu’on nous cache... et aussi Nouveaux soupçons sur les OGM).

Et chacun s'interroge sur ces OGM tandis que leur pénétration dans les systèmes agricoles du monde se poursuit sous la pression de leurs promoteurs avec le relais d'organisations internationales et de certains gouvernements.
Décidément, pour l'OMC, le commerce passe avant toute prudence.
(OGM, si ? OGM, no ?)

Mais doit-il être question de prudence, ou plutôt de science incomplète menant à un progrès décrété qui risque de nous apparaître demain comme une erreur grave provenant d'interférences néfastes entre la science et les intérêts financiers telle que nous en avons l'illustration avec l'amiante?

Tous les auteurs de manipulations génétiques n'agissent visiblement pas comme Paul Foster, et il faut ici préciser que ces manipulations génétiques intègrent des facteurs liés au hasard.

Une des façons d'obtenir des OGM consiste à intégrer des gênes de façon intrusive, par le tir d'un "projectile" constitué de particules de métaux lourds inertes (or, tungstène...) enduites des matériaux que l'on veut incorporer, dans une molécule cible.

Une première condition à respecter est de s'assurer que le matériau à introduire est d'une grande pureté : il semble possible de l'obtenir.

Après inoculation, qui est donc aléatoire, il faut cribler les échantillons (toujours très nombreux) afin de sélectionner ceux pour lesquelles les gênes introduits seront à une place où ils pourront s'exprimer avec le résultat attendu.

Mais il ne suffit pas d'obtenir ce résultat, c'est ce que démontre l'expérience de Paul Foster sur les pois.

Il peut se produire différents phénomènes adjacents qui auront plus ou moins de conséquences dont certaines ne seront éventuellement pas souhaitables.

C'est ici que se différencient "science" et "cash-science" : la science que l'on doit pratiquer et défendre effectuera l'ensemble des caractérisations de ses résultats, afin de connaître aussi exactement que possible la valeur de ces résultats, tandis que sous la pression des acteurs financiers la "cash-science" ne conduira peut-être pas l'ensemble de ces tests et surtout minimisera ou dissimulera les éléments susceptibles de porter atteinte à la commercialisation des résultats obtenus.

Et certains gouvernements, Charte de l'environnement ou pas, aideront cette "cash-science" à commercialiser des produits incertains.

L'intolérance au gluten comme illustration de l'un des risques OGM

Cette intolérance existe chez 3 à 5% de la population de l'occident.

Elle se caractérise par une incapacité des personnes atteintes à digérer certaines protéines du gluten présent dans des céréales comme le blé, l'épeautre, le kamut, l'orge.....

Pour ce qui est du blé son génome a évolué avec les méthodes de sélection traditionnelle, la molécule de gluten a grossi, elle est devenue moins digeste pour certaines personnes, et l'intolérance au gluten conduit chez ceux qui en souffrent à une destruction de la paroi intestinale, avec une multitude de conséquences invalidantes.

Un premier problème est que les symptômes de cette intolérance sont assez diffus, difficiles à identifier.

Le dosage des antigliadines dans le sang donne un résultat plus ou moins fiable et une coloscopie est en fait le seul moyen de s'assurer que cette intolérance existe, si elle est assez avancée pour que ses dommages soient devenus visibles.

Un second problème est que cette affection semble encore assez mal connue d'un certain nombre de médecins généralistes : certains oublient probablement qu'elle existe pourtant la littérature médicale est assez documentée depuis un certain temps sur cette affection.

Cela signifie que l'on peut souffrir pendant des années d'une maladie identifiée, connue, avant que le bon diagnostic soit porté, et subir des traitements pour d'autres affections dont on n'est en fin de compte pas atteint, sous l'emprise de diagnostics erronés.

Les principes actifs dans l'intolérance au gluten seraient quelques peptides de très faible masse moléculaire par rapport à la masse moléculaire du gluten : des composants apparemment insignifiants et qui ne manifesteront des effets néfastes que chez une fraction restreinte de la population.

Presque une "maladie orpheline" en quelque sorte.

Nous avons vu l'aspect aléatoire de l'introduction de nouveaux gênes dans une plante, et rien ne garantit qu'une fraction du matériel introduit ne s'insèrera pas à un endroit où il pourrait synthétiser quelques peptides qui pourraient s'avérer pathogènes dans certaines fractions de la population.

Les tests de toxicités sur les OGM sont en général conduits sur rats et souris de laboratoires, modèles contestés dans un certain nombre de cas car il existe de nombreuses incertitudes sur leurs capacités à représenter des réactions humaines.

Ces test sont en général de courte durée (90 jours) et l'on peut douter qu'ils permettraient de mettre en évidence des affections à développement lent.

Aucun test n'est effectué sur des humains afin de tenter d'en savoir plus.

On peut donc imaginer qu'un certain nombre d'OGM pourraient contenir les sources de maladies qui pourraient affecter certaines populations, et statistiquement il devrait même en être ainsi puisque la probabilité d'une erreur partielle d'insertion existe.

Les maladies générées seraient des maladies nouvelles, inconnues.

Nous avons vu que l'intolérance au gluten, connue, présentait un diagnostic difficile.

Qu'en serait-il du diagnostic de ces éventuelles nouvelles maladies ?

Quelle serait leur symptomatique ?

Je ne suis pas médecin mais j'invite la personne qui me parle d'une sinusite persistante, bien qu'un examen des sinus ait révélé qu'ils sont sains; à envisager une intolérance au gluten : les symptômes peuvent dérouter...

Je n'affirme donc pas que les OGM provoquent des maladies nouvelles, mais qu'il y a suspicion sur leur capacité à en provoquer et qu'aucune mesure sérieuse n'est à ce jour prise pour la lever, et qu'au contraire il semblerait que l'on veuille par tous les moyens nous dissimuler les résultats des tests minimalistes effectués.

Où nous mène la "cash-science", ses investigations incomplètes et la prépondérance du cash sur la science ?

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